Leukodécadence: MIchael Pollan(de type Blanc Ashkénaze)« Dans un trip sous psilocybine, j’ai assisté à la disparition de mon ego »(sic)

Substances et dépendances. Voyage aux confins de l’esprit, publié le 14 novembre aux éditions Quanto, est le premier livre du journaliste américain Michael Pollan traduit en français. L’ouvrage, classé par le New York Times comme l’un des 10 meilleurs livres de 2018, tient autant de l’enquête journalistique sur le potentiel médical des drogues psychédéliques que du récit à la première personne d’une initiation à ces mêmes substances.

Celui qui dit être « moins un enfant des sixties psychédéliques que de la panique morale qu’ils ont provoquée » raconte au Monde comment il a fini par s’impliquer personnellement dans son sujet, ce que le LSD et la psilocybine peuvent changer dans le traitement des addictions ou de la dépression, et les conditions idéales pour dépasser ce qu’il appelle « les réglages par défaut de notre conscience ».

Lire l’enquête :La résurrection de la recherche médicale sur le LSD

L’une des choses les plus frappantes dans votre livre est de découvrir que la recherche sur les substances psychédéliques était en plein essor dans les années 1960, avant de s’arrêter brutalement, puis d’être complètement oubliée. Comment expliquez-vous cela ?

Michael Pollan : C’était très surprenant de découvrir cela. Dès les années 1950, des personnes se sont intéressées et ont étudié le LSD et la psilocybine dans le monde entier. Puis, au milieu des années 1960, il y a eu un retour de bâton très violent.

Le Monde