Leukodécadence: Il se drogue et il en est fier.

Cela s’est passé à Saint-Mandé, petite ville du Val-de-Marne, une nuit de mai. Un homme est mort. L’article du “Parisien”, qui revient sur ce drame, raconte une “nuit du plaisir” qui a mal tourné.

“Val-de-Marne : il prend du GHB, fait l’amour et meurt un peu plus tard”

Ce n’est ni le premier article sur le sujet, ni le dernier. Sur Slate, dans “le Monde” ou “Libé”, partout, deux nouvelles se répandent :

les pipettes se multiplient de manière inquiétante dans les fêtes ;

  • la substance est consommée par microdose, sous forme de GBL, un nettoyant pour jantes de voitures qui s’achète très facilement sur internet et qui, une fois ingéré, se transforme en GHB.

 

Dans l’imaginaire collectif, le GHB est “la drogue du violeur” (mélangée à de l’alcool, la substance peut provoquer un black-out ou même un coma).

En lisant tous ces articles, on pourrait croire à une pandémie. En réalité, si cela fait autant de bruit, c’est aussi que les directions des clubs ont elles-mêmes fait du bruit sur le sujet. 

“Quatrième panique”

Le 23 mars, le Collectif Action Nuit (CAN) alertait le gouvernement sur l’usage du GHB et du GBL dans un communiqué :

“Nous demandons aux pouvoirs publics de l’aide face à une situation que nous ne pouvons gérer seuls.”

Le même jour, plusieurs collectifs organisateurs de soirées faisaient de même. Ici, par exemple, Pardonnez-nous, avec ce texte inquiet (et drôle) :

“On sait bien comment c’est : hop, on boit une bière, puis deux, puis dix, puis c’est une succession d’idées lumineuses qui viennent à l’esprit, or alcool + GHB = coma et le coma, c’est pas cool, t’as vraiment envie de te réveiller dans dix ans avec Hanouna président de la République ?”

Le Nouvelobs