Leukodécadence, Gangstaro-Blanchisme: 2 Miliciens (blanc de peau NDLR) tombent dans la voyoucratie

Enfance chaotique, attrait pour une vie marginale et l’argent, engrenage difficile à arrêter : les deux ex-policiers, accusés d’avoir facilité l’importation de cocaïne de République dominicaine, ont raconté leurs dérives devant le tribunal.

 

Pas un regard, pas un geste, à peine quelques mots échangés. Depuis le début des débats devant la cour d’assises spéciale de Paris, les deux anciens policiers de la Police aux frontières (PAF) de Roissy, accusés d’avoir facilité le passage de “mules” de retour de République dominicaine transportant de la cocaïne dans leurs valises cabine pour le compte d’un vaste réseau de trafiquants, veillent à bien garder leurs distances. Au sens propre comme au figuré : assis l’un à côté de l’autre dans le box des accusés, où ils comparaissent en compagnie de 10 protagonistes, les deux hommes, autrefois inséparables, conservent aujourd’hui un bon mètre de distance entre eux.

Le 25 janvier 2015, les deux policiers, aujourd’hui radiés, avaient été interpellés alors qu’ils venaient de récupérer deux voyageurs de retour de vacances à Punta Cana à leur descente d’avion. Pendant que Clément G., 42 ans, gardien de la paix, leur faisait passer les contrôles, Christophe P., 56 ans, brigadier-chef, sortait en voiture siglée du logo de l’enceinte aéroportuaire avec à son bord les deux valises cabine des passagers. A l’intérieur de ces bagages, 39,5 kilos de cocaïne seront retrouvés, emballés dans 36 paquets. Lors de leurs interrogatoires, les deux fonctionnaires reconnaîtront avoir “escorté” une dizaine de

Nouvelobs