Leukodecadence: Des Medecins se moquent de leurs patients sur Facebook « Quand les seins tombent, je refuse la consultation. »(sic)

Sur le groupe Facebook privé « le Divan des médecins », regroupant plus de 11 000 praticiens, sont publiées des photos reconnaissables de patients et des commentaires à caractère pénal. Contacté, l’Ordre des Médecins promet une analyse juridique de ces contenus « effarants ».

Par Louise Auvitu et Béatrice Kammerer

« Je me sentais seule et je n’avais personne à qui parler. » Nous sommes en 2018 : Ana (1), 33 ans, médecin généraliste de province, assure pour la première fois le remplacement de l’un de ses confrères. Confrontée à une patientèle qui n’est pas la sienne, à des cas cliniques qui mériteraient un second avis, cette trentenaire isolée ne sait pas vers qui se tourner. Il y a bien l’option d’assister à ce qu’on appelle des groupes de pairs, mais la perspective ne l’enchante guère. « S’y rendre, cela signifie moins de temps avec ma famille. » Alors, quand, au détour d’une conversation sur Twitter, elle entend parler d’un groupe Facebook privé qui réunit de nombreux professionnels de la santé, elle se dit qu’elle pourrait y trouver le soutien qu’elle cherche. On lui glisse le nom : « le Divan des médecins ».

En quelques clics, Ana intègre cet espace, créé en juillet 2017, qui se définit comme un lieu de « discussion ouvert à tout médecin francophone, diplômé ou étudiant »« Tout ce qui se rapporte à la profession a vocation à être discuté dans ce cadre confraternel, bien évidemment dans le respect de chacun, le respect du secret médical et la confidentialité des publications », lit-on sur la présentation. Un règlement dont le but est d’écarter les dérives potentielles comme celles ayant pu être o

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