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Enquête interne à l’école d’infirmiers de Toulouse après un «bizutage de grande ampleur»

250 futurs infirmiers réunis en amphithéâtre au pôle régional d’Enseignement et de formation aux métiers de santé ont été aspergés de produits et forcés à entonner des chansons graveleuses. Une enquête interne est en cours.

Du vinaigre, du coca, de la Bétadine, de la pâtée pour chiens… Voilà ce qu’ont reçu, au visage et sur le corps, 250 étudiants de première année du Pôle régional d’enseignement et de formation aux métiers de la santé (PREFMS) de Toulouse. Ce jeudi d’après la CGT de l’hôpital de Toulouse, un «bizutage de grande ampleur» a en effet eu lieu au sein de ce pôle d’enseignement. Ils étaient une centaine d’étudiants de deuxième année à s’être immiscés dans l’amphithéâtre pour faire subir ces actes dégradants. Selon des informations de France Bleu confirmées au Figaro, une enquête interne est cours depuis hier. Les étudiants bizutés, eux, se murent pour l’instant dans le silence.

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«Les étudiants ont été attachés par deux avec du scotch dans l’amphithéâtre, certains les mains entre les jambes d’autres, précise le communiqué de la CGT repris par France Bleu Occitanie. Dans un second temps les étudiants et étudiantes ont été aspergés à l’extérieur avec divers produits: œufs, farine, vinaigre, coca, Bétadine, ketchup, mayonnaise, pâtée pour chiens… Y compris dans les yeux.»

Des actes dégradants qui ne se seraient pas arrêtés là. Des chansons aux propos graveleux ont ensuite été imposées à ces étudiants de première année. «La fellation c’est tellement bon …» devaient-ils par exemple entonner. «Lorsqu’ils refusaient, des œufs leur étaient jetés dessus. Cela a duré plus d’une heure» toujours selon la CGT. Ces comportements n’ont pas fait rire tout le monde, loin s’en faut. «Plusieurs étudiants ont essayé de quitter le groupe lorsque le bizutage a commencé, ils en ont été empêchés, poursuit le communiqué. Plusieurs étudiantes ont mal vécu cette situation, certaines tremblaient, d’autres ont clairement déclaré avoir été humiliées publiquement.»

«Les valeurs hospitalières ne sont pas celles de l’avilissement de la parole.»

«L’enquête interne a commencé hier, explique Anne Ferrer, le directeur général adjoint du centre hospitalier universitaire (CHU) de Toulouse particulièrement remontée contre cette affaire, au Figaro. Nous allons entendre les représentants des étudiants mais aussi du personnel encadrant qui était présent dans l’amphithéâtre.» La direction de l’hôpital a d’ores et déjà mis à disposition des étudiants une psychologue spécialisée dans le suivi psycho-traumatique et des formations sur «l’intégration» vont être rendues obligatoires dès cette année.

Le Figaro