Leukodécadence, Clanico-Blanchisme: Le Sportif dopé Bjarne Riss va diriger une equipe Cycliste

Bjarne Riis, l’ancien vainqueur du Tour de France 1996 et ex-patron d’équipe cycliste, fait son retour dans le peloton professionnel. Mercredi 8 janvier, l’équipe NTT Pro Cycling, ex- Dimension Data, basée en Afrique du Sud, a annoncé que le Danois a acquis un tiers de son capital, à travers la société Virtu Cycling et qu’il en devient le responsable sportif.

Bjarne Riis, 55 ans, n’était plus apparu dans le milieu cycliste professionnel depuis que le milliardaire russe Oleg Tinkov, propriétaire de l’équipe Inkoff-Saxo, l’avait licencié pour divergences de vue. Le Danois n’avait toutefois pas coupé les ponts totalement avec le vélo, investissant dans des équipes (masculine et féminine) de niveau inférieur au Danemark.

LeMonde.fr

https://www.lemonde.fr/sport/article/2020/01/08/cyclisme-le-retour-du-danois-bjarne-riis_6025216_3242.html

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Rappel 28/05/2007

Les aveux de Bjarne Riss sur sa pratique du dopage

Le vainqueur du Tour de France en 1996, Bjarne Riis, est passé aux aveux, vendredi, lors d’une conférence de presse, à Lyngby, au Danemark. Toutes les grandes chaînes de télévision danoises avaient interrompu leurs programmes pour l’occasion.

Lentement, la voix tremblante, le patron de l’équipe cycliste CSC a pris la parole : «J’ai pris des produits dopants. J’ai pris de l’EPO. Je les ai achetés moi-même et les ai pris tout seul. Cela faisait partie de la vie quotidienne des coureurs cyclistes.» Aujourd’hui âgé de 43 ans, «l’aigle d’Herning» a précisé qu’il s’était dopé de 1993 à 1998 et donc pendant le Tour de 1996. Il a reconnu qu’il n’était «pas digne» d’être considéré comme le vainqueur de la Grande Boucle, puisqu’il avait «triché».

Si ces confessions ont provoqué une onde de choc au Danemark, elles n’ont pas vraiment créé la surprise. Surtout après le grand déballage de la semaine dernière, au sein l’ancienne équipe de Riis, la formation allemande T-Mobile, ex-Telekom. Le cycliste Bert Dietz a été le premier à briser la loi du silence, lundi dernier, en reconnaissant s’être dopé entre 1994 et 1998. Les uns après les autres, les coureurs de l’équipe sont ensuite passés à table. Et même les deux médecins incriminés ont avoué à leur tour avoir fourni des produits dopants aux cyclistes, dans les années 90. Reste Jan Ullrich, vainqueur du Tour en 1997, qui continue de nier les faits.

Monsieur 60 %. Fin avril, l’ancien soigneur de l’équipe Telekom avait jeté un pavé dans la mare, en publiant ses Mémoires. Jeff d’Hont évoquait un recours systématique au dopage, au sein de la formation, entre 1996 et 1997. Il accusait notamment Bjarne Riis et Jan Ullrich d’avoir pris de l’EPO. La victoire du Danois en 1996 n’avait d’ailleurs trompé personne. La trentaine passée, un palmarès peu reluisant à son actif, Riis avait pulvérisé la Grande Boucle, sans jamais ensuite parvenir à reproduire son exploit. Les rumeurs allaient bon train.

Dans le peloton, on le surnommait Monsieur 60 % en raison de son hématocrite taux de globules rouges élevée (aujourd’hui, un coureur dont le taux est supérieur à 50 % est condamnable pour dopage). En mars, Jeff d’Hont ironisait : «Ce n’est pas Monsieur 60 % qu’il aurait fallu le baptiser, mais Monsieur 64 %.» Dans ses Mémoires, l’ancien soigneur de l’équipe affirme que le sang du Danois était «épais comme un sirop visqueux» et qu’«à chaque instant, il aurait pu mourir d’une crise cardiaque».

Liberation.fr

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