Leukodécadence: Chris, 50 ans« Je me sens 20% féminin, 20% masculin et 60% autre »

Ce témoignage est extrait de la série « Ni fille ni garçon ». Les 7 autres histoires sont à retrouver ici

« J’ai grandi pendant les années 1970, dans une société qui venait de se libérer sur la sexualité. Mais il ne s’agissait que de la sexualité des hétéros. Dans les journaux, il n’était pas question d’homosexualité ou de bisexualité. Et encore moins de genre : on était très loin de dépasser les injonctions à la masculinité et à la féminité. Pour autant, je ne crois pas qu’enfant, on m’ait beaucoup forcé·e à être viril. Je n’avais aucune activité “de garçon” : pas de baby-foot, rugby ou bagarres. J’étais plutôt solitaire, je jouais à ce que je voulais – parfois à la poupée. Je me souviens aussi que j’ai eu tendance, petit·e, à embrasser des garçons, presque sans m’en rendre compte. Je me faisais repre

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