Leukodécadence: Brieuc(de type MonsieurDame) n’est ni une femme ni un homme(Tiens donc…)

Femme ? Homme ? Ni l’un ni l’autre ? L’assignation à un genre fait de plus en plus débat, notamment chez les jeunes. Cette remise en question des stéréotypes pousse chacun d’entre nous à s’interroger sur son identité.

Brieuc, 21 ans, porte une barbe et du rouge à lèvres. Son prénom est masculin, mais elle préfère les pronoms féminins. Ni homme ni femme, bien au contraire : Brieuc est non binaire. Pour elle, cela signifie “n’appartenir ni strictement au genre masculin ni strictement au genre féminin”. Selon une étude YouGov réalisée pour “l’Obs”, 14% des 18-44 ans se considèrent non binaires (6% “oui, tout à fait”, 8% “oui, plutôt”). Au-dessus de 44 ans, ils sont 8% (1). Les personnes qui assument une identité hors de la traditionnelle dichotomie femme-homme, jugée trop restrictive, sont de plus en plus visibles.

Qu’elles se sentent à la fois homme et femme, parfois l’un parfois l’autre, entre les deux, aucun des deux, il existe désormais une débauche de termes non homologués par l’Académie française pour distinguer ces infinies nuances : bigenre, intergenre, genderfluid, agenre, neutrois, pangenre, androgyne, demi-boy ou demi-fille… Et autant de pronoms qui fleurissent pour sortir de l’alternative “il” “elle” : “ul”, “ol”, “iel”, “ele”, “ille”. Comme si on découvrait peu à peu toute la palette de couleurs qui se déploient entre le noir et le blanc. Facebook propose 

Le Nouvelobs