Thierry « Kiki » Bardin, l’homme abattu dans la nuit de samedi à dimanche à Chinon, pourrait être autopsié ce lundi. C’est du moins ce qu’espérait le parquet, joint hier.
L’examen permettra notamment de vérifier avec précision la trajectoire de la balle. Et de croiser les conclusions médico-légales avec les déclarations recueillies depuis l’intervention des gendarmes pour tapage rue de la Lamproie.
“ Un sérieux doute ” Une étape importante de l’enquête qui a pour le moment permis de définir que l’arme brandie par le Chinonais à destination des gendarmes était fausse (lire la NR de dimanche).
« De très bonne facture mais factice, explique-t-on à la permanence du parquet. Dans le contexte d’une intervention nocturne, face à une personnalité véhémente, cela peut créer un sérieux doute. »
Deux coups de feu avaient été tirés alors que les militaires faisaient face au quadragénaire, présenté comme « vindicatif et alcoolisé ».
Le gendarme auteur du tir mortel porté à l’abdomen est sorti de garde à vue dans les locaux de la brigade de Chinon, samedi dans la soirée. Dans le pire des cas, il peut craindre des poursuites pour violence volontaire avec arme par personne dépositaire de l’autorité publique dans l’exercice de ses fonctions.
Reste désormais à vérifier « comment on en est arrivé à la phase d’engagement du feu », poursuit le parquet. En clair : si les règles ont été suivies et que l’état de légitime défense se confirme.
D’après nos informations, « aucun élément d’inquiétude à ce niveau-là » n’apparaît dans le travail de la criminelle. « Nous n’avons pas affaire à un cow-boy qui dégaine facilement », poursuit une source proche du dossier.
Hier matin, comme la veille, le silence demeurait dans les rangs de la gendarmerie nationale.

La Nouvelle République