Leukocratie, WSA: White Trump sur les terroristes Kurdes”« Le PKK, qui fait partie des Kurdes, comme vous le savez, est probablement pire en termes de terrorisme et une plus grande menace terroriste en bien des aspects que d’autres”(sic)

« Lorsque nous regardons les déclarations publiées par monsieur Trump sur Twitter, nous en sommes arrivés au point où nous n’arrivons plus à suivre ces tweets. » Visiblement, le président turc Recep Tayyip Erdogan n’arrive plus à comprendre les déclarations contradictoires du président Américain Donald Trump depuis le début de l’offensive turque contre les forces kurdes dans le nord de la Syrie.

Depuis plusieurs jours, le président américain, qui a en quelque sorte donné son feu vert à l’opération turque en retirant les soldats américains stationnés à la frontière, a en effet soufflé le chaud et le froid sur Twitter, déclarant que les combattants kurdes n’avaient « pas aidé » les Etats-Unis pendant la Seconde Guerre mondiale et le débarquement en Normandie, tout en affirmant qu’il les « aimait beaucoup ». Dans le même temps, il a durci le ton contre la Turquie, exigeant un cessez-le-feu et annonçant des sanctions…

Mais, nouveau revirement ce mercredi 16 octobre : Donald Trump a cette fois déclaré que les Kurdes n’étaient « pas des anges ».« Les Kurdes sont plus en sécurité aujourd’hui », a ajouté Donald Trump. « Les Kurdes savent se battre. […] Ils se sont battus avec nous, nous avons payé beaucoup d’argent pour qu’ils se battent avec nous et c’est OK. »

Il a en outre jugé que les Kurdes du PKK, considéré comme une organisation terroriste par la Turquie et les Etats-Unis, sont « probablement » une plus grande « menace terroriste » que l’Etat islamique.

« Le PKK, qui fait partie des Kurdes, comme vous le savez, est probablement pire en termes de terrorisme et un plus grande menace terroriste en bien des aspects que l’EI. »

« Une affaire entre la Turquie et la Syrie »

Le locataire de la Maison-Blanche a par ailleurs une nouvelle fois défendu sa décision de retirer les soldats américains stationnés dans le nord-est de la Syrie.

« Si la Turquie pénètre en Syrie, c’est une affaire entre la Turquie et la Syrie, ce n’est pas une affaire entre la Turquie et les Etats-Unis comme beaucoup de gens stupides voudraient vous le faire croire », a-t-il martelé quelques heures pourtant avant le départ de son vice-président Mike Pence, qui doit rencontrer le président Recep Tayyip Erdogan en Turquie avec la volonté affichée d’obtenir un cessez-le-feu immédiat.

« Il y a beaucoup de pays là-bas qui détestent le groupe Etat islamique autant que nous, parfois plus », a-t-il martelé, estimant que ces derniers devaient prendre le relais des Etats-Unis.

« La Syrie peut avoir l’aide de la Russie, ce n’est pas un problème. Il y a beaucoup de sable là-bas, il y a beaucoup de sable avec lequel ils peuvent s’amuser. »

« Nous sommes dans une position stratégique très bonne » a-t-il ajouté. « C’est brillant d’un point de vue stratégique », a-t-il insisté, soulignant que tous les soldats américains avaient été retirés de la zone. « Nous aiderons à négocier », a-t-il ajouté. « Nous voulons que les guerres cessent, d’un point de vue humanitaire. »

Le sénateur républicain Lindsey Graham, un soutien de poids de M. Trump au Congrès, a vertement critiqué ces déclarations, estimant qu’elles « coupaient l’herbe sous le pied » de Mike Pence avant son déplacement.

« Au président Trump : c’est maintenant le moment pour vous d’agir comme Ronald Reagan, et non Obama. Il faut vous améliorer. »

Nouvelobs.com