Leukocratie: une non-blanche se plaint du communautarisme blanc (visiblement, elle n’a pas fait le bon choix…)

Soit Serena Williams remportait son 24ème titre majeur, record égalé dans son sport, soit Naomi Osaka devenait la première Japonaise à remporter un tournoi du Grand Chelem. Des enjeux déjà considérables, qui attiraient les projecteurs avant la rencontre. Sans compter que l’Américaine évoluait à domicile. Elle s’exprima aussi régulièrement pendant la quinzaine sur les questions d’égalité entre les sexes et de discriminations raciales (cf. affaire Colin Kaepernick).

Peut-être trop, même pour une championne de sa trempe. Toujours est-il que lorsque les choses se sont compliquées sur le court, alors que son adversaire faisait un début de partie canon, ses nerfs ont vite lâché.

D’abord, une pénalité à 1-0 dans le deuxième set – alors que la native de Compton avait déjà perdu le premier 6-2. Pour du coaching reçu depuis sa loge par le Français Patrick Mouratoglou. L’intéressé l’a d’ailleurs admis ensuite. La joueuse, elle, nie véhément l’avoir vu sur le moment, apostrophant donc une première fois la chaise.

Plus tard l’Américaine fracassait sa raquette. Point de pénalité administré. La détentrice de 23 titres en Grand Chelem se dirige alors vers l’arbitre et revient sur l’épisode précédent : «Vous me devez des excuses», «menteur», «tricheur». Les invectives volent. Impassible, Carlos Ramos continue d’appliquer le règlement à la lettre et incombe un jeu de pénalité à la cadette des sœurs Williams qui perd ensuite rapidement le match.

La stupeur ne quitte cependant pas les lieux dans les minutes qui suivent. Peu clémente envers son ennemi du jour, elle rentra à nouveau sur le court, pour attirer l’attention du public lors la sortie du Portugais (résidant à Lyon). Celui-ci se fera huer copieusement.

Le Figaro

La scène en direct sur Eurosport (lire les réponses en dessous au sujet des commentaires de Marion Bartoli)

La réaction de Blanco Rico du Tapla, consultant pour la chaîne l’Equipe TV.

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Commentaire par une Blanche de “l’immonde”

BILLET. C’était la toute fin de sa conférence de presse, samedi soir 8 septembre, après sa finale perdue de l’US Open à New York, contre la Japonaise Naomi Osaka, et l’Qméricaine Serena Williams s’est laissée aller à une longue diatribe envers l’arbitre :

« Moi, je me bats pour les droits des femmes et pour l’égalité hommes femmes. Et le fait qu’il me donne un jeu de pénalité pour l’avoir traité de « voleur », je l’ai ressenti comme une remarque sexiste. Il n’aurait jamais retiré un jeu à un homme qui l’aurait traité de voleur. Ça me dépasse. Mais je vais continuer mon combat, comme pour [Alizé] Cornet, qui aurait dû avoir le droit de remettre son t-shirt à l’endroit sans être menacée d’une amende. C’est scandaleux. »

A ce moment, les journalistes américains présents dans la salle l’ont applaudie et la joueuse de tennis de 36 ans a quitté la salle les larmes aux yeux.”