Leukocratie: Une Non-Blanche quitte La Blanche insoumise (larguée comme Hapsatou Sy, Rockaha Diallo), les blancs sont fidèles donc…

 

Elle claque la porte. Sarah Soilihi, oratrice de La France insoumise, a décidé de quitter le mouvement. Elle met en avant des «désaccords» stratégiques, notamment la liste des candidats pour les élections européennes de mai prochain.

Sportive de haut niveau et ancienne candidate aux législatives de 2017 à Marseille, elle se rapproche du mouvement Génération·s de Benoît Hamon afin de mener le combat européen de «toutes [s]es forces».

Vous étiez en colère lors de la désignation des candidats pour les européennes, quel est votre état d’esprit actuel ?

En tant qu’athlète, sur un ring, en boxe ou au karaté, j’ai appris depuis longtemps que la colère ne doit jamais prendre le dessus ! C’est vrai, j’ai été très étonnée des petits arrangements entre amis, dénoncés par un membre du comité électoral de La France insoumise. J’ai embrassé ce parti dès sa création. Mais force est de constater qu’une femme, jeune, issue des quartiers populaires de Marseille et qui parle fort, cela dérange encore en 2018 ! Mais mon état d’esprit se résume un peu dans la phrase de Kery James : «On n’est pas condamné à l’échec, voilà l’chant des combattants.» Je n’ai aucune envie de cultiver la négativité et l’aigreur qui font tant de mal à la politique actuelle, y compris à gauche.

À quel moment a eu lieu la cassure ?

Il n’y a pas de rupture, parce que je n’aime pas l’idée des «gauches irréconciliables». Mais on est à un carrefour, et nous avons un désaccord sur le chemin que la gauche doit prendre. Les excès dans la communication ont fini par brouiller la ligne politique : sur l’Europe, les migrants, l’écologie. La gauche doit être elle-même, pas se laisser emmener dans la montée des nationalismes. Il faut élever le niveau général des consciences en se saisissant de cette élection européenne. Ne pas la réduire à un référendum franco-français contre Macron. C’est difficile mais il ne faut pas prendre de raccourcis électoralistes. Les citoyens des classes populaires aussi ont envie qu’on parle à leur intelligence. Moi je crois profondément à l’éducation populaire sur le terrain, pas aux discours et aux excès qui embrouillent les esprits… Si nous voulons stopper la montée de l’extrême droite, il ne faut pas compter sur une classe politique dépassée qui a été incapable de l’arrêter depuis trente ans et qui lui cède trop de terrain aujourd’hui. Il faut donner la main aux citoyens, leur rendre le pouvoir. Notre vrai enjeu est de porter des réformes radicales pour une Europe plus humaine, plus sociale, plus écologique.

 

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