Leukocratie: Staline, ses amis, ses victimes : ce que révèlent les archives russes

Le gang de Staline

Staline, de son vrai nom Djougachvili, avait plusieurs surnoms qu’il s’était forgés dans la clandestinité et que ne prononçaient que ses compagnons les plus proches. Un des plus courus était «Koba», l’homme de fer. Tout un programme que le Géorgien ne démentira pas au long d’une vie qui continue de passionner les historiens. Sheila Fitzpatrick, auteur de Dans l’équipe de Staline, a fouillé les plus récentes archives, notamment celles de l’ex-URSS. Elle dément la légende qui a fait de Staline un obscur tâcheron du bolchevisme et montre qu’un cercle de fidèles habités par une foi absolue dans le communisme stalinien a soutenu sa politique de terreur.

Lire l’article sur Le Figaro Premium

 

Koursk, 1943: enquête sur une bataille à deux visages

La plus grande bataille de la Seconde Guerre mondiale commence le 5 juillet 1943 par l’opération «Citadelle» et se termine le 23 août lors de la prise de Kharkov par les Russes. Entre-temps des millions de soldats soviétiques et allemands soutenus par des milliers de chars d’assaut et des centaines d’avions se sont affrontés dans un combat titanesque qui a produit une des plus grandes hécatombes du XXe siècle. Et ce en quelques jours seulement… En perdant la bataille de Koursk, ainsi nommée par les Soviétiques, Hitler et ses généraux offraient à Staline un formidable vivier pour renforcer sa propagande. Le mythe de l’invincibilité allemande et de la prétendue supériorité aryenne s’écroulait. Une victoire que Staline et ses généraux allaient évidemment instrumentaliser politiquement.

Lire l’article sur Le Figaro Premium

 

Ossip Mandelstam: un poète contre le «corrupteur des âmes»

Face à la terreur stalinienne, les opposants furent souvent des écrivains, comme l’immense poète Mandelstam dont on publie aujourd’hui les Œuvres complètes. Cet homme broyé par l’Histoire et le totalitarisme, fut sans doute un des plus grands poètes de la première moitié du XXe siècle, ce «siècle-chacal» comme il l’appelait. Il est mort d’épuisement alors qu’il était dans un camp de transit en Sibérie, il avait quarante-sept ans. C’était en 1938. Les grandes purges staliniennes battaient leur plein. Le Léviathan soviétique réclamait sa part de terreur et de sang.

LE Figaro