Leukocratie: pour garantir leurs prérogatives, les blanches ont besoin de non-blanches pour venir récurrer leur chiottes

Les femmes dirigeantes ou cadres supérieures ne se soucient guère des salariées les plus modestes. Un féminisme pour les riches ?

 

Au travail, parler d’égalité hommes-femmes ne veut pas dire grand-chose. De quelle égalité parle-t-on? Et surtout de quelles femmes? Décrire la réalité derrière le flou sémantique est l’une des missions du Mage (Marché du travail et Genre), réseau international de chercheurs fondé en 1995. Tous analysent les inégalités qui frappent les femmes au travail, à la lumière du genre bien sûr, mais pas seulement. Ils tiennent comptent de la classe sociale et de l’origine ethnique – on appelle ça «l’intersectionnalité».

La trentaine de conférences rassemblées dans «Je travaille, donc je suis», sont là pour rappeler que si les femmes ont conquis, depuis l’après-guerre, l’accès au travail rémunéré, seules les bien-diplômées, les bien-nées souvent, les bien-placées dans l’organigramme d’une entreprise, cheminent vers l’égalité hommes-femmes.

Nouvelobs