Leukocratie, Pleurniche: Pour Jupiter, être président, c’est difficile

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,En déplacement à Laval, en Mayenne, le chef de l’État a participé à la rentrée scolaire. Lors d’un échange avec plusieurs élèves de 6e, il s’est livré au jeu du portrait chinois, donnant ses impressions sur sa fonction de chef de l’État.

De notre envoyé spécial à Laval (Mayenne)

Tout sourire. Alors que les fausses notes se multiplient au sein de la majorité et installent un climat de cacophonie à Paris, Emmanuel Macron a tenu à se montrer détendu, lundi matin, à Laval (Mayenne). Participant à la rentrée scolaire des élèves de 6e du collège Jules Renard, le chef de l’État a voulu rassurer les jeunes inquiets par «la fébrilité de la rentrée». Probablement une manière de s’adresser à lui-même également, à la veille d’un remaniement très attendu.

Lors d’un échange avec les jeunes d’une classe, le président a été amené à dresser son propre portrait chinois. S’il était un animal? «Un chien», car il les «aime beaucoup» et qu’il en a «toujours eus». Un sport? Le «football». Un objet? Le «livre». Un plat cuisiné? «La blanquette de veau», car c’est son «plat préféré»… Et que la réponse fait sourire le ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, qui s’amuse de la ressemblance phonétique avec son nom de famille.

Être président, «un honneur»

Quant au «métier», Emmanuel Macron se montre plus hésitant. «Président?», suggère un jeune. «Je ne suis pas sûr que ce soit un métier», répond le chef de l’État, qui loue le «beau métier» de «professeur». «Président, c’est élu, c’est le temps d’un mandat. Il y a des compétences comme dans un métier mais on ne peut pas dire que ce soit vraiment un métier», poursuit le chef de l’État.

Est-ce à dire qu’il est un privilégié? «Non, c’est le peuple qui choisit. Un privilège c’est quelque chose qui t’est octroyé», se défend-il, rappelant qu’on «a aboli les privilèges en France» et que l’on vit dans une «société démocratique». «Après ça dépend comment tu vois les choses. Je pense que c’est toujours un honneur. Il y a des jours c’est un privilège, d’autres jours ce n’est pas un privilège. Des jours qui sont faciles, d’autres jours non…», répond Emmanuel Macron.

Le Figaro