Leukocratie: Nouvel article sur Joël Robuchon, cette fois-ci, c’est un “maestro des fourneaux”(sic)

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VIDÉOS. Le grand chef français s’est éteint lundi à 73 ans. Celui qui fut élu « cuisinier du siècle » en 1990 laissera une trace indélébile dans sa discipline.

Il était le chef le plus étoilé du monde. Il en faisait briller une trentaine aux quatre coins de la planète. Joël Robuchon est parti ce lundi matin en rejoindre d’autres. À 73 ans, il a été emporté des suites d’une longue maladie. Pour tous, il restera l’homme qui fut couronné « cuisinier du siècle » par le Gault et Millau en 1990.

Rien ne prédestinait, pourtant, celui qui a vu le jour à Poitiers le 7 avril 1945 et habitait dans la Grand-Rue à devenir un maestro des fourneaux. Issu d’une famille modeste – son père était maçon, sa mère femme de ménage –, le garçon, très pratiquant, rêvait plutôt d’embrasser une carrière de prêtre. À l’aube de son adolescence, il quitte ses parents pour rejoindre, du haut de ses 12 ans, le petit séminaire de Mauléon, niché dans les Deux-Sèvres. Grâce aux sœurs qui le mettent à contribution aux fourneaux, il a la révélation… pour la cuisine.

Sa passion le conduit alors à ses 15 ans chez Robert Auton, au Relais de Poitiers, à Chasseneuil-du-Poitou, où il commence son apprentissage. Le petit Joël ne compte pas ses heures – il arrive tôt chaque matin et repart tard chaque soir – et découvre la magie des classiques d’Auguste Escoffier. Ensorcelé par ce monde qui lui est inconnu, il s’engage à 21 ans comme Compagnon du tour de France avec le sobriquet de « Poitevin la fidélité » au sein de l’organisation. « Ici, on m’a transmis l’amour du travail bien fait », répétait-il souvent. Mais également aux côtés de Jean Delaveyne, son mentor, qui le pousse dans ses retranchements et l’initie à la « nouvelle cuisine ».

Le Point