Leukocratie: Même les leukosexuels doutent de la leukosexualité

“Il n’y a pas d’Hétéro Pride”, “ça ne sert à rien”, “c’est communautaire” ou encore “c’est hypersexualisé”. Ne vous y trompez pas, ces arguments anti-Marche des Fiertés sortent tout droit de la bouche des premiers concernés : les LGBTQI+ (lesbiennes, gays, bisexuels, transgenres, queers, intersexes…). Ce samedi 30 juin, ils se tiendront aussi loin que possible de la marche organisée à Paris par l’Inter-LGBT. Comment expliquer cette distance ?

“Tapez ‘Gay Pride’ sur Google images”

Ceux qui ont répondu à notre appel à témoins (pour la majorité des hommes entre 19 et 53 ans, qui se définissent comme homosexuels ou bisexuels) lancé sur les réseaux sociaux – “Vous êtes LGBTQI+ et vous êtes plutôt contre la Marche des Fiertés (Gay Pride) ? Expliquez-nous pourquoi” – regrettent de se voir associés et, souvent, résumés à la Gay Pride, uniquement en raison de leur orientation sexuelle. C’est ce que nous décrit un témoin de 23 ans “ouvertement gay” et “heureux” :

“Notre sexualité est un détail de notre personnalité, elle ne doit donc pas conditionner toute notre façon de vivre.”

Même sentiment d’être “enfermée dans une case” à laquelle elle n’appartient pas pour Claire, 30 ans :

Nouvelobs