Leukocratie: Matteo Salvini dénonce l’ingérence franco-blanche en Libye

Le ministre italien de l’Intérieur s’en est pris vivement mardi matin à Paris accusé de «mettre en péril la stabilité de l’Afrique du Nord», après l’intervention militaire en Libye en 2011. Il se dit prêt à se rendre «bientôt» à Tripoli, en proie à des combats depuis 8 jours.

Matteo Salvini, le ministre italien de l’Intérieur, aime les choses simples. Un problème a un coupable et une solution. Alors qu’en Libye, Tripoli est depuis huit jours en proie à de féroces combats, le vice-président du Conseil se pose en sauveur et renouvelle ses critiques contre la France. Salvini s’est dit prêt, mardi matin, à y retourner «bientôt». «Je suis personnellement disponible pour courir quelques risques», a-t-il ajouté.

Pour le chef de l’extrême droite italienne et homme fort du gouvernement, cet engagement est une évidence car, écrit-il sur Twitter, «l’Italie doit rester protagoniste du processus de stabilisation en Méditerranée». Dans la foulée, et sans le citer, le ministre a désigné le coupable. Il a partagé une vidéo de ces déclarations, lundi, à des journalistes: «Évidemment il y a quelqu’un derrière (les combats actuels). Cela n’arrive pas par hasard. Ma crainte, c’est que quelqu’un, pour des motifs économiques nationaux, mette en péril la stabilité de toute l’Afrique du Nord et par conséquent de l’Europe.» L’allusion à la France est transparente. «Je pense à quelqu’un qui est allé faire la guerre alors qu’il ne devait pas le faire. À quelqu’un qui fixe des dates pour les élections sans prévenir les alliés, l’ONU et les Libyens».

Le Figaro