Leukocratie: Le Palestinien Israelite Daniel Barenboim accusé d’autoritarisme par des musiciens de la Staatskapelle de Berlin

Trois anciens musiciens de la Staatskappelle de Berlin accusent le directeur musical Daniel Barenboim d’autoritarisme. L’un d’entre eux évoque notamment une dépression liée au comportement du chef. Barenboim nie tout en bloc et y voit une campagne visant à l’empêcher de prolonger son contrat.

Le chef d’orchestre israélo-argentin Daniel Barenboim s’est défendu vendredi de tout autoritarisme après les critiques d’anciens musiciens de son orchestre de la Staatkapelle de Berlin. Faisant suite à de premières critiques anonymes dans la presse, d’ex-membres de la phalange, comme le percussionniste Willi Hilgers, ont attaqué les méthodes de Daniel Barenboim, en poste depuis 1992 et au moins jusqu’en 2022.   

Le musicien évoque notamment une « dépression » et de « l’hypertension » due selon lui au style autoritaire de Daniel Barenboim et assure que plusieurs autres musiciens pensent comme lui mais n’osent le dire publiquement, de peur d’être renvoyés de la Staatskapelle. Deux autres musiciens, toujours en poste, ont confirmé les dires de Willi Hilgers rapporte pourtant le quotidien allemand Die Welt

Barenboim contre-attaque

Daniel Barenboim n’a pas tardé à réagir et à nier ce que lui reproche le percussionniste. « Bien sûr que je me souviens de lui (de M. Hilgers). Mais la question est : si je l’ai traité de façon si injuste, pourquoi est-il resté ici pendant 12 ou 13 ans ? Je doute de sa bonne foi dans cette affaire », a déclaré le chef d’orchestre à l’agence de presse allemande DPA. 

Selon lui, le percussionniste « avait des faiblesses rythmiques ». « Je lui en ai parlé et, bien sûr, je l’ai critiqué, c’est mon travail » poursuit Daniel Barenboim. Le chef israélo-argentin y voit « une campagne visant à m’empêcher de rester à Berlin » alors que se tiennent actuellement les négociations pour qu’il soit prolongé au poste de directeur musical de l’orchestre. 

France Musique