Leukocratie: Le Leukocrate Extremiste Tony McAleer témoigne à visage découvert

Tony McAleer a été un des leaders du mouvement White Aryan Resistance, groupuscule néonazi canadien, avant de s’en éloigner dans les années 2000. Il a aujourd’hui fondé l’association Life After Hate pour alerter sur les mécanismes du discours de haine qu’il connaît parfaitement : c’est lui qui gérait la ligne téléphonique Canadian Liberty Net, qui permettait à des suprémacistes d’être mis en contact avec leurs comparses. A l’heure où cette idéologie est aujourd’hui considérée comme une menace par Europol ou le FBI aux Etats-Unis, il décrypte les mécanismes de radicalisation des White Young Men.

Le tueur de la mosquée de Christchurch a fait des « émules », de l’attentat d’El Paso, à celui visant la synagogue de Halle en Allemagne. Il y a un profil récurrent chez les suprémacistes blancs. Que révèle-t-il, selon vous ?

Il y a clairement un problème avec la masculinité aujourd’hui. Et plus particulièrement la masculinité blanche. Les hommes, blancs, jeunes, ont un problème d’identité, ils n’arrivent plus à trouver leur place dans la société. Regardez l’épidémie de suicide chez les hommes jeunes, les fusillades de masse aux Etats-Unis, la résurgence et la popularité des mouvements type « white nationalist » : tout ça, ce sont les symptômes de cette crise identitaire. Je ne sais pas à quoi c’est dû. On parle beaucoup de « masculinité toxique », de « privilège blanc » : peut-être qu’à force, les hommes jeunes ne savent plus quelle est leur place dans la société. D’où cette radicalisat

 

NouvelObs.com