Leukocratie: L’acteur Gaspard Gantzer veut “supprimer le Périphérique Parisien”(sic)

Le probable candidat à la mairie de Paris à la tête du mouvement «Parisiennes, Parisiens» explique vouloir désenclaver Paris en éradiquant cette ceinture de bitume empruntée chaque jour par 1,2 million de véhicules.

Le périphérique parisien est sur la sellette. Après une quinzaine d’élus parisiens, c’est au tour de Gaspard Gantzer de remettre en question la pertinence de cet anneau de bitume de 35 km emprunté chaque jour par 1,2 million de véhicules. L’ancien conseiller en communication de François Hollande à la tête du mouvement «Parisiennes, Parisiens» plaide même pour la suppression de cette ceinture de 37 kilomètres inaugurée en avril 1973.

«La ville est très dense. Nous proposons de l’agrandir en lui donnant de l’air. Il faut trouver des alternatives au périphérique qui se trouve à seulement 5 km du centre de Paris. Il n’y a pas une métropole mondiale qui a une barrière autoroutière si proche du centre», a expliqué l’ancien porte-parole de Bertrand Delanoë sur le plateau de BFMTV.

Rapprocher la banlieue du centre de Paris

Celui qui ne veut pas reproduire «l’erreur de la suppression des voies sur berge» milite pour la recherche de solutions avant de faire disparaître la ceinture parisienne du paysage. «Il faut faire les choses dans l’ordre. D’abord il faut investir massivement dans les transports publics à l’échelle du grand Paris. Il faut également retrouver des formes de mobilités douces. Une fois qu’on aura transformer le paysage, là on pourra supprimer le périphérique», souligne le Parisien. Il ajoute que, sans le périphérique, on aura gagné de la place pour des logements, des espaces verts». Selon lui, «on gagnera beaucoup d’argent en supprimant le périphérique».

Le point de vue de celui qui revendique 500 adhérents à son mouvement, «Parisiens, Parisiennes», est partagé par d’autres élus. Récemment, une quinzaine d’élus parisiens a engagé une réflexion sur l’avenir de cet axe majeur de circulation à Paris. Ces membres du Conseil de Paris se sont donnés six mois pour réinventer cette autoroute urbaine conçue à l’ère du tout automobile. Si Gaspard Gantzer rêve de transformer cet axe pour rapprocher Paris de la banlieue, d’autres scénarios sont envisagés par les élus comme celui de couvrir cet anneau et y construire de nouveaux morceaux de ville.

Rien n’est encore décidé, l’heure est à l’évaluation et à la réflexion. Les élus livreront les résultats de leurs débats en mars prochain. D’ici là, tous les rêves de transformation de ce corridor basé à moins de 5 kilomètres du centre de la capitale sont permis.