Leukocratie: Hugo “Tatoué” Clément, accusé de Harcèlement Sexuel,se découvre une passion Vegan…

Faut-il rester carnivore ? Pour le journaliste Hugo Clément, âgé de 27 ans et devenu végétarien il y a un an et demi, la réponse est clairement « non ». Dans son livre manifeste Comment j’ai arrêté de manger les animaux (Seuil), la tête de gondole de Konbini News expose les raisons qui l’ont poussé à modifier son régime alimentaire.

Il saisit le lecteur avec des chiffres et faits relatifs à la souffrance animale et à l’impact dramatique de l’élevage et de la pêche industriels sur notre environnement. Pas moins de 287 millions de bovins sont tués chaque année dans le monde pour être mangés. L’élevage est responsable de 14,5 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre, un peu plus que le secteur des transports.
Selon Hugo Clément, c’est en nous informant davantage sur les dégâts de notre consommation que nous prendrons conscience de cette situation d’urgence. Un moyen de freiner, voire de mettre un terme, à la pêche et à l’élevage intensifs. Entretien.

Le Point : Pourquoi ce livre sur votre conversion au végétarisme ?

Hugo Clément : Il y a 2 ans, j’étais encore un gros consommateur de viande et de poisson. Je n’avais pas du tout conscience de l’impact de mon mode de vie alimentaire et j’étais même assez réfractaire à tous les questionnements autour du végétarisme et du véganisme. Le déclic, c’est quand j’ai découvert un certain nombre de chiffres relatifs à l’élevage, l’abattage et la pêche, industriels. Ma conversion au végétarisme n’est ni émotionnelle ni liée à l’image d’un abattoir ou résultant d’un amour démesuré pour les animaux. Deux chiffres m’ont particulièrement marqué : 3 millions d’animaux sont abattus chaque jour en France et 70 % de la surface agricole mondiale est monopolisée par l’élevage. Mon livre veut informer les gens de données et de faits que je ne connaissais pas, de les amener à réfléchir, de dédramatiser la conversion au végétarisme et de déconstruire tous les mythes autour de la viande. Mon objectif n’est pas du tout d’être moralisateur. Je ne cherche pas à culpabiliser les omnivores. D’autant plus qu’ils représentent l’écrasante majorité de la population et que la plupart des végétariens ont été carnivores.

 

Le Point