Leukocratie, Entrisme: Marine Le Pen regrette l’intervention de l’antisamite Julien Odoul(de type métèque séfarade)

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Le conseiller régional RN de Bourgogne-Franche-Comté avait demandé à une mère accompagnatrice de retirer son voile en plein hémicycle du conseil régional.

Julien Odoul a réussi son coup. En interpellant une mère voilée au sein du conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté, le conseiller régional du Rassemblement national a réussi à relancer un énième débat sur la place du voile dans la société. Quasi inconnu du grand public avant cet épisode, il n’a cependant pas reçu les louanges de Marine Le Pen. La présidente du Rassemblement national l’a publiquement fait savoir jeudi matin sur Europe 1.

À la question de la journaliste: «Auriez-vous utilisé la même méthode?», la présidente du Rassemblement national a répondu: «Non»«J’ai trouvé cette interpellation rugueuse et certainement maladroite», a-t-elle expliqué. L’ancienne candidate à la présidentielle, qui a reconnu que «sur le fond, il a posé la bonne question», a estimé que «les enfants doivent être tenus à l’écart des querelles des hommes et c’est vrai aussi lorsqu’ils sont en sortie scolaire». Presqu’un recadrage donc…

Le Pen juge Macron «très flou»

Une fois cela dit, la présidente du Rassemblement national a fustigé l’attitude de cette mère accompagnatrice qui va porter plainte contre l’élu RN. Marine Le Pen l’a qualifié de «militante», épinglant son témoignage auprès du Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF). «La première interview qu’elle donne est à une structure maîtrisée et porche des Frères musulmans qui défend une vision radicale de l’Islam».

 

Marine Le Pen a également dénoncé la réaction mercredi soir d’Emmanuel Macron qu’elle juge «très floue»«Il ne prend aucune décision. On ne sait pas précisément ce qu’il pense sur la laïcité, sur le communautarisme, sur ces sujets qu’il évoque sans qu’ils soient accompagnés d’actes forts de sa part. C’est inquiétant parce que cela met en cause notre sécurité et nos valeurs», a regretté la présidente du Rassemblement national.

Cette dernière a confirmé qu’elle pourrait être une nouvelle fois candidate à l’élection présidentielle en 2022. «J’y vais parce que je crois à ce que je dis, je crois aux convictions que je porte. Je pense que je suis une personne qui aura le courage de les mettre en œuvre», a-t-elle assuré. Marine Le Pen a cependant certifié que cela «n’exclut aucune autre possible candidature». «Mais moi, je suis à disposition de ceux qui souhaitent que ça change dans notre pays», a-t-elle prévenu.

 

 

Le Figaro