Leukocratie, Entrisme: Leila Slimani (de type Bougnoule de Maison) a remis le Prix de la Liberté de la Blanche(Rappel: La Prose de la Petite Slimani”Adèle demanda à Mehdi de lui péter le sexe”)

Né à la suite de la condamnation de la journaliste marocaine Hajar Raissouni, le collectif initié par l’écrivaine Leila Slimani et la réalisatrice Sonia Terrab vient de remporter le prix Simone de Beauvoir pour la liberté des femmes.

Cette année au Maroc, la condamnation de la journaliste Hajar Raissouni, 28 ans, à un an de prison pour un avortement illégal qu’elle a toujours nié et des relations sexuelles hors mariage, avait suscité une vive émotion internationale et donné naissance à un collectif pour la défense des libertés individuelles. Connu sous le nom des «Hors-la-loi du Maroc», il vient de remporter le prix Simone de Beauvoir pour la liberté des femmes.

Le collectif 490, initié par l’écrivaine Leila Slimani et la réalisatrice Sonia Terrab, fait référence à l’article 490 du code pénal marocain qui punit «d’emprisonnement d’un mois à un an toutes personnes de sexe différent qui, n’étant pas unies par les liens du mariage, ont entre elles des relations sexuelles». Leur manifeste, publié simultanément sur le Monde, Tel Quel et d’autres médias marocains, est inspiré du manifeste des 343 salopes.

Malgré la sortie de Hajar Raissouni, graciée par le roi Mohammed VI, les articles 449 à 458 du code pénal marocain, criminalisant l’avortement, et l’article 490, pénalisant les relations sexuelles hors mariage, restent toujours en vigueur. C’est pourquoi le combat continue pour le collectif.

«Hajar Raissouni a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase», explique Sonia Terrab tout en admettant que l’arrestation de la jeune journaliste n’est sans doute pas uniquement liée à des affaires de mœurs. Aujourd’hui, 15 000 personnes ont rejoint les premiers signataires du manifeste. La page Facebook du collectif qui compte plus de 25 000 abonnés ainsi que son compte Instagram qui approche les 28 000 relayent des témoignages de centaines de «hors-la-loi» en arabe, en français et en anglais.

Objectif : faire changer la loi

Désormais, l’objectif, avec une nouvelle campagne intitulée «L’amour n’est pas un crime», est d’atteindre les 5 000 signatures pour présenter la pétition au Parlement et exiger que la loi change. Si Sonia Terrab a bien conscience que certains volets ne passeront pas, comme l’abrogation de l’article 490, elle espère néanmoins sa suspension.

Libération