Leukocratie, Entrisme: Le Lobby Leukocratique “Putes et soumises” à la rue en 2020

En novembre 2016, le mouvement Ni putes ni soumises, fondé par Fadela Amara, était expulsé de ses locaux au sein de la maison de la Mixité, à Paris, pour impayés de loyer. Trois ans plus tard, l’association présidée par Stéphanie Rameau va devoir quitter les bureaux qu’elle occupe à Montreuil pour la même raison, explique Le Journal du dimanche.

Avec près de 11 000 euros de loyers impayés, Ni putes ni soumises sera à la rue dès le 1er janvier 2020. Sur Twitter, le 26 décembre, l’association expliquait même devoir vider ses locaux dès ce dimanche et chercher un local gratuit ou un espace pour entreposer le mobilier.

 

Ni Putes Ni Soumises@mouvement_npns
 

Bonjour Twitter. La mort dans l’âme, nous allons vider notre local ce dimanche. Nous recherchons un local (gratuit) ou au moins de quoi entreposer notre mobilier sur Paris ou pas loin. Contact en DM

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Que s’est-il passé pour que le mouvement lancé en 2003 par Fadela Amara, qui rejoindra en 2007 le gouvernement de François Fillon, se retrouve dans cette situation ? « On nous laisse mourir. En 2019, on n’a eu presque aucune subvention. La République nous a abandonnés alors qu’on a toujours défendu ses valeurs et l’émancipation des femmes », regrette sa présidente dans les colonnes du JDD.

La chute des subventions

Certaines années, le mouvement de lutte contre les violences faites aux femmes a reçu jusqu’à 500 000 euros de subventions. Mais, aujourd’hui, la source s’est tarie, dénonce la présidente de NPNS, qui interpelle Marlène Schiappa. « On nous avait fait des promesses, mais on n’a rien eu. Marlène Schiappa nous a reçus une fois en 2017, puis plus rien. Elle n’a jamais répondu à nos messages. »

Le cabinet de la secrétaire d’État chargée de l’Égalité entre les hommes et les femmes, interrogé par le JDD, établit pourtant un diagnostic différent. « Le rôle de l’État n’est pas de maintenir des associations sous perfusion d’argent juste sur leur réputation quand les militantes ou les projets ne sont, hélas, pas au rendez-vous. »

Stéphanie Rameau va déclarer l’association en cessation de paiements la semaine prochaine, en espérant éviter la liquidation. Le salut ne devrait pas venir des appels aux dons. Une campagne lancée il y a quelques semaines n’a permis de réunir que 300 euros.

 

Le Point