Leukocra-crise: Quand les touristes ne sont pas les bienvenus

Villes “muséifiées”, gentrifiées, vidées… Les habitants acceptent de moins en moins les désagréments du tourisme de masse.

“Les croisiéristes qui débarquent à 1200 sur les falaises pour prendre deux-trois photos en coup de vent et puis s’en vont, clairement, nous n’en voulons pas. Chaque année, nous accueillons déjà environ un million de visiteurs. Sur un territoire en vallée encaissée extrêmement contraint de 4 km², ça devient compliqué à gérer.” Pour Pierre-Antoine Dumarquez, le constat est simple et il le dresse sans que le cri des mouettes, qui l’entourent, ne vienne le perturber.  

“Etretat est une commune de 1300 habitants, confrontée à un vieillissement de la population qui, en plus, est en phase décroissante.Si cette population à l’année continue de diminuer, ce sont les commerces et les écoles qui sont en danger”, poursuit le premier adjoint au maire et président de l’Office du tourisme de la cité balnéaire. Avec ses falaises mythiques, sa plage, ses nombreux restaurants et ses maisons en brique, le petit village normand a tout ce qu’il faut pour attirer les touristes. Trop, peut-être, pour les “autochtones”, qui se trouvent noyés sous cette marée de visiteurs et les désagréments qu’ils provoquent. 

 
 

Ecoutez Emilie Tôn parler de la “tourismophobie”, de ces Français que l’afflux de touristes commence à chasser des villes où ils habitent (sur SoundCloud). 

 

L’Express

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