Leuko-Décadence: La “Communauté” de Riaumont visée par une enquête pour pédophilie

 La communauté religieuse de Riaumont, qui vit en autarcie et héberge un village d’enfants composé d’une vingtaine de jeunes, âgés de 11 à 15 ans, est au coeur d’un vaste scandale. Selon “Le Point”, la justice enquête sur de multiples affaires de maltraitance et de violences sexuelles perpétrées au sein de la communauté traditionaliste.

Plusieurs informations judiciaires auraient été ouvertes dans le plus grand secret, affirme l’hebdomadaire. Contacté par le magazine, Maître Bodereau, avocat du village de Riaumont dans plusieurs procédures, dément néanmoins toute enquête visant directement la communauté en elle-même. 

“Maltraitances et violences sexuelles”

En mai 2017, la communauté, régulièrement critiquée depuis les années 1970 pour ses méthodes d’éducation violentes et ses liens avec l’extrême droite, faisait face à la mise en examen d’Alain H., père prieur, et pilier de Riaumont depuis les années 1980.

D’après plusieurs témoignages concordants obtenus par “Le Point”, la justice lui reprocherait des faits de pédophilie. L’homme d’Eglise est “soupçonné d’avoir consulté des images à caractère pédopornographique, ce qui a déclenché une enquête préliminaire et l’ouverture d’une information judiciaire, confiée à un juge de Béthune”, révèle le magazine. Ces faits criminels remonteraient aux années 1990 et 2000. 

La justice enquêterait en effet sur “de multiples affaires de maltraitance et de violences sexuelles”. Malgré le silence du parquet de Béthune, “Le Point” révèle que “plus de 200 témoins et victimes ont d’ores et déjà été auditionnés par la police, du Vietnam au Canada, en passant par la France. Et ce, depuis 2013, date à laquelle la première plainte pour viol aurait été déposée”.

“On n’y va pas, avec lui, on va finir en slip !”

A l’occasion des perquisitions menées dans le cadre de l’enquête sur le père Alain H., les policiers ont saisi des ordinateurs et entendu plusieurs anciens pensionnaires. A la suite de ces découvertes et témoignages, le juge d’instruction aurait décidé de co-saisir le groupe “Mineurs” de l’Office central pour la répression des violences aux personnes (OCRVP), à Nanterre, explique l’hebdomadaire.

MSN