Leuko-BT: c’est confirmé, la leuko-sexualité est de la leukocratie

La popularité des applications de rencontre gay ne cesse d’évoluer et la compétition est rude. Avec le récent scandale touchant Grindr, qui partageait le statut sérologique de ses utilisateurs, ces applications ne sont plus évaluées seulement selon leur capacité à générer des rencontres mais aussi selon leur code d’éthique. Grindr et Tinder ont été aussi critiqués pour les risques d’être victime d’actes de délinquance encourus par ceux qui les utilisent. Sans oublier l’augmentation locale de certaines IST ou de contaminations par le VIH à cause de la multiplication des relations non-protégées lors des rencontres.

Mais l’angle mort de ces applications, c’est la mixité ethnique. Pour dire les choses crûment, tout le monde ou presque y est blanc. La communauté LGBT est pourtant un lieu où la diversité est supposée être encouragée mais le milieu associatif français manque cruellement de sensibilisation pour refléter le multiculturalisme. Christophe Martet, qui travaille pour le réseau social gay Hornet, estime d’ailleurs que «que la mixité est plus forte sur les applis que dans les associations LGBT». «Elles n’ont pas fait suffisamment d’efforts pour que les personnes racisées s’y retrouvent et aient envie de s’engager, analyse-t-il. Sur Hornet, je croise bien plus souvent que dans le milieu gay des personnes qui sont noires, arabes. Asiatiques un peu moins c’est vrai. Je ne dis pas que ce que nous faisons est optimal. Mais c’est une préoccupation constante y compris dans le choix des soirées que nous sponsorisons. Par exemple, nos articles sont systématiquement illustrés par des photos où figurent des personnes noires, arabes ou asiatiques le plus souvent possible.»

 

 

 

Slate.fr