Le sort des harkis: une députée LREM en passe d’être exclue

droit du sol à Mayotte, y voyant « une fausse solution ». Un article introduit au Sénat et approuvé par l’Assemblée jeudi (par 47 voix contre 19), exige pour les enfants nés à Mayotte que l’un de ses parents ait, au jour de la naissance, été présent de manière régulière sur le territoire national depuis plus de trois mois.

La mesure, critiquée jeudi par certains autres LREM et MoDem et par les trois groupes de gauche, qui ont échoué à la faire supprimer, est soutenue par l’exécutif au nom de la nécessité de faire face à la très forte immigration clandestine en provenance des Comores. Aina Kuric, membre de la commission des Affaires étrangères, avait déposé des amendements pour supprimer cette disposition.

Exclusion ? 

Conformément à la règle au sein du groupe LREM, « abstention, péché véniel, vote contre, péché mortel », cette chef d’entreprise dans l’œnologie de 31 ans s’expose à une exclusion. « Le bureau du groupe se réunit tous les mardis. On en saura plus à ce moment », indiquait-on vendredi soir au groupe, qui compte 312 élus.

En avril, Jean-Michel Clément avait annoncé se mettre « en congé » du groupe après avoir voté contre le texte asile-immigration en première lecture, le seul dans ce cas. Cet ex-PS siège désormais chez les non-inscrits.

Le texte asile-immigration doit faire l’objet d’un ultime vote le 1er août, dernier jour de session extraordinaire, après une dernière navette avec le Sénat.

 

20 Minutes