La France Blanche

Médias, réseaux sociaux… De références “soft” en héros radicaux, la culture des “petits Blancs” s’épanouit sous les radars.

A l’écart des canaux traditionnels, les petits Blancs nourrissent leurs passions et leurs détestations. Sur la toile, à la télévision, tour d’horizon des hauts lieux de cette contre-culture. 

Davantage sur Facebook que sur Twitter, les plus jeunes, les plus geeks et les plus véhéments trouvent une communauté sur le célèbre repaire de trolls, le forum “Blabla 18-25” de JeuxVidéos.com. L’audience y est très majoritairement masculine. Près de 150 000 messages y sont publiés quotidiennement. On y parle culture (légèrement), politique (énormément), et relations amoureuses ou charnelles (radicalement). Ou plutôt de leur absence. Depuis de nombreuses années, un groupe de célibataires haineux s’y est fait une place. Et avec lui, un vocabulaire, une esthétique, des codes. Certains se surnomment les Célestins – en référence au petit fantôme d’un dessin animé des années 90 -, spectres que les filles ne les calculent pas. Ce qui les agace prodigieusement, au point de lancer des “raids” contre des féministes. En novembre 2017, après une chronique défendant une initiative contre le harcèlement sexuel, la journaliste Nadia Daam a fait l’objet de menaces de mort, de tentatives de piratage et d’attaques en ligne. Elle a dû déménager, pour protéger sa fille. Depuis, le site a été sommé de renforcer la modération de sa plateforme. Mais le harcèlement se poursuit sur d’autres

réseaux sociaux.

L’Express