Jeux de Massacre, 10 secondes, 10 Meurtres: “Sekiro”, le plaisir dans la souffrance

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« Alors c’est ça que vous faites à Pixels, vous jouez aux jeux vidéo toute la journée ? Ça a l’air sympa votre boulot ! », lance en passant un collègue goguenard tandis que le gigantesque Gyoubu Oniwa, le premier véritable boss de Sekiro, me porte une estocade d’une violence insoutenable. Avec un grognement, mon personnage pose le genou à terre, vaincu pour la soixante-douzième fois consécutive.

Une dizaine de secondes après avoir commencé, le combat est plié. Assis, face à la console de jeux dans un coin de l’open space, j’encaisse l’humiliation en serrant les dents. A la sueur qui me coulait déjà du front se mêlent désormais les larmes d’un homme brisé.

« A tester, c’est un enfer »

Nous sommes alors à la veille de la sortie de Sekiro : Shadows Die Twice, qui a eu lieu le 22 mars sur PC, PlayStation 4 et Xbox One. Après dix bonnes heures de jeu, je dois bien l’admettre : je suis toujours au début de l’aventure. Je suis seul, et désarmé, face à ce casse-tête : devoir écrire sur Sekiro, qui sera sans doute l’un des jeux vidéo de l’année, sans être capable d’en dépasser le premier obstacle sérieux.

Le Monde