Ils traitent bien leurs femmes 2: Morgane Ribout précipitée dans la violence de la MMA

Dans une autre vie, Morgane Ribout aurait passé la fin de la semaine dernière à Tel-Aviv. Dans une autre vie, elle aurait accompagné ses camarades de l’équipe de France de judo aux Championnats d’Europe et aurait sans doute consacré une partie des jours suivants à justifier une solide réputation de fêtarde, après les privations de la préparation et de la compétition.

Mais ce week-end, l’ex-prodige du judo tricolore, championne du monde à vingt et un ans (Rotterdam, 2009), était à Marseille, loin de Tel-Aviv et très loin de son passé de judoka. L’ex-espoir du Lagardère Paris Racing préparait son prochain combat de mixed martial arts (MMA), qui l’opposera samedi à une Bolivienne inconnue, Noemi Gonzales, lors de la soirée du «Strength and Honor Championship», à Genève. L’une des étapes obscures qui doit mener la jeune femme vers les lumières de l’UFC, la principale organisation de MMA, et ses cachets plantureux.

 

Cette reconversion, Morgane Ribout y pensait déjà il y a sept ans. Du temps où elle cherchait à retrouver le fil de sa carrière de judoka, perdue dans les méandres d’une vie désordonnée. «L’idée que j’avais, c’était de faire les Jeux Olympiques, évidemment d’être championne olympique, et de partir ensuite en MMA. Mais ça ne s’est pas passé comme ça. J’étais en phase descendante psychologiquement, j’avais du mal à m’avouer que je n’arrivais plus à m’entraîner comme une malade, ce que je faisais avant de gagner le Championnat du monde, et j’ai eu une blessure en 2011», raconte…

 

 

L’Equipe