Ganstaro-Blanchisme, Radicalisation: Des extrémistes blanchistes membres des gilets blancs(Groupe Ultra-Radical Blanchiste) porte atteinte à la sûreté de l’Etat

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Les manifestants ont vandalisé des voitures garées dans la cour sans entrer dans les locaux, avant de repartir du bâtiment situé rue de Grenelle, qui abrite également le ministère des Relations avec le Parlement.

Le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, a dû être évacué samedi de son bureau après l’intrusion de manifestants violents dans la cour de son secrétariat d’État situé rue de Grenelle, non loin de l’Assemblée nationale. Selon Le Parisien , une quinzaine de personnes, certaines vêtues de noirs, d’autres avec un gilet jaune, ont fait irruption dans la cour du bâtiment après avoir défoncé la grille à l’aide d’un engin de chantier. Le porte-parole et son collaborateur, qui se trouvaient sur place, ont été évacués.

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«Il n’y a pas eu de contact avec les manifestants. J’étais dans mon bureau en train de travailler. Mon officier de sécurité m’a dit: “Monsieur le ministre, il faut partir». On a mis en sécurité, pas que moi, mais mes équipes», relate le porte-parole du gouvernement. Les manifestants ont vandalisé des voitures garées dans la cour sans entrer dans les locaux, avant de repartir du site qui abrite également le ministère des Relations avec le Parlement. Dans la soirée, le ministre Marc Fresneau a d’ailleurs publié sur Twittetr des photos des dégâts occasionnés. «Voilà sans doute la manière dont M. Drouet et ses indéfectibles soutiens comptaient «entrer à l’Élysée», commente-t-il en référence aux propos de la figure des «gilets jaunes» qui avait appelé début décembre à investir le palais présidentiel.

 

Le parquet de Paris a indiqué à l’AFP qu’il avait ouvert une enquête confiée au 3ème district de police judiciaire, pour des faits de dégradations et d’intrusion dans les locaux du secrétariat d’Etat de M. Griveaux. Il n’y a pas eu pour l’instant d’interpellation. Les «gilets jaunes», dont certains ne cachent pas leur souhait de renverser le pouvoir en place, ont à plusieurs reprises tenté de briser les cordons de police pour s’approcher de l’Elysée au cours des manifestations qu’ils mènent tous les samedis depuis la mi-novembre. Une manière pour les plus radicaux d’entre eux de répondre au défi lancé par Emmanuel Macron au début de l’affaire Benalla, lorsqu’il a invité ses opposants à venir le «chercher». Emmanuel Macron a d’ailleurs dénoncé une «extrême violence» venue «attaquer la République» à l’issue de cet «acte VIII» des «gilets jaunes».

«Ils ont attaqué la maison de France»

Le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux

«Ce n’est pas moi qui ai été attaqué, c’est la République, a aussi estimé auprès de la presse Benjamin Griveaux. Ce sont les institutions, c’est la forme démocratique du gouvernement qui a été attaquée. Vous savez, ici, c’est la maison de tous les Français. Ceux qui ont aujourd’hui utilisé un engin de chantier pour défoncer le portail du ministère, ils ont attaqué la maison de France.» L’intrusion de samedi a déclenché de vives réactions au sein de la majorité. «Derrière les fonctions, il y a aussi un humain, père de jeunes enfants… où est la fraternité? L’engagement politique ne doit pas se faire au prix de ces violences!», s’est émue Marlène Schiappa sur Twitter.

Interrogé sur BFM TV, le vice-président du parti Les Républicains, Damien Abad, a condamné l’attaque du ministère mais reproche à Benjamin Griveaux d’avoir «jeté de l’huile sur le feu» par ses propos contre les manifestants. Le leader de la Debout la France, Nicolas Dupont-Aignan, a lui mollement condamné cette action: «Qui sème le vent, récolte la tempête. Benjamin Griveaux parlait “d’aller plus loin dans le changement, d’être plus radicaux”: il a dû évacuer son ministère. Je condamne les violences, mais aussi la volonté de l’exécutif d’envenimer la situation.» Vendredi, Benjamin Griveaux avait déclaré que le mouvement des «gilets jaunes» était «devenu le fait d’agitateurs qui veulent l’insurrection et, au fond, renverser le gouvernement».

 

 

Le Figaro