Gangstaro-Blanchisme: Pawel Adamowickz, maire de Gdansk assassiné à coup de couteau en pleine rue

Pawel Adamowicz a été poignardé durant d’un événement caritatif, devant plusieurs centaines de spectateurs.

Il a été poignardé sur scène, devant des centaines de Polonais. Lundi, le maire de Gdansk, Pawel Adamowicz, est mort des suites de ses blessures, après une agression survenue la veille lors d’un événement caritatif. Dans tout le pays, des milliers de Polonais lui ont rendu hommage et participé à des rassemblements contre la violence. 

Des obsèques prévues

“Cher Pawel, je veux te promettre que pour toi, pour nous, nous défenderons notre Gdansk, notre Pologne et notre Europe contre la haine et le mépris. Nous te le promettons. Adieu Pawel”, a déclaré à la foule de Gdansk Donald Tusk, président du Conseil européen, arrivé sur place dans la soirée pour rendre hommage à son ami et ancien allié politique. “Tu as toujours été là où il fallait montrer un visage bon et courageux et s’opposer au mal”, a encore déclaré l’ancien Premier ministre libéral polonais, lui-même originaire de cette ville de la côte baltique. 

 
 

LIRE AUSSI >> Pologne: le maire de Gdansk tué à l’arme blanche 

Des rassemblements semblables ont eu lieu dans plusieurs villes polonaises, dont les plus grands à Varsovie, Cracovie (sud), Poznan (ouest) et Wroclaw (ouest). Le président Andrzej Duda, en rendant hommage à Adamowicz, “un grand homme politique”, a annoncé que le jour de ses obsèques, dont la date doit être décidée par la famille, serait proclamé journée de deuil national. 

Le profil du tueur encore flou

L’agresseur, un habitant de Gdansk de 27 ans qui venait de purger une longue peine de prison pour des attaques à main armée, a été mis en examen pour meurtre, a indiqué le parquet. Interpellé aussitôt après le crime, son état mental doit être examiné par des psychiatres, n’ayant pas reconnu les faits. Il risque la réclusion à perpétuité. 

Ses motivations sont pour l’instant floues. Mais avant d’être interpellé sur le podium où il a poignardé Pawel Adamowicz, cet homme a affirmé avoir été jeté en prison alors qu’il était innocent, et “torturé” par la Plateforme civique (PO), le parti d’opposition, ce même parti qui avait soutenu la candidature de Pawel Adamowicz aux municipales de l’automne dernier (que ce dernier a remportées haut la main avec plus de 64% des voix). “C’est pourquoi Adamowicz meurt”, a lancé l’agresseur.

L’Express