Gangstaro-Blanchisme: Maxime Nicolle, voyou Blanchiste membre des Gilets Blancs(Groupe Ultra-Radical Blanchiste) fait de la politique à la frontière italienne

Il ne décolère pas. Depuis que le vice-président du Conseil italien et leader du Mouvement 5 Etoiles Luigi Di Maio a rencontré mercredi une délégation de “gilets jaunes”, qui comportait notamment Christophe Chalençon et d’autres membres d’une liste citoyenne pour les européennes, Maxime Nicolle, alias “Flyrider”, crie à la récupération politique. Et au lendemain de l’escalade de la crise diplomatique entre la France et l’Italie, qui a vu le Quai-d’Orsay rappeler son ambassadeur de Rome, cette autre figure du mouvement “gilets jaunes” a traversé la frontière ce vendredi 8 février pour dire au gouvernement italien sa façon de penser.

Lors d’une apparition remarquée à San Remo, où il dit être venu “rencontrer des citoyens italiens”, accompagné d’une vingtaine de “gilets jaunes”, il a été interrogé par plusieurs médias locaux comme on peut le voir dans une vidéo diffusée en direct sur Facebook.

“Il n’y a pas de représentants ‘gilets jaunes’, pas de tête de liste. On est venus défendre ça, pour que M. Di Maio comprenne bien : les représentants des ‘gilets jaunes’, c’est tout le peuple français.”

“Les gouvernements français et italien sont en désaccord, mais les citoyens français et italiens ne sont pas en désaccord”, a-t-il ajouté, dénonçant les “tentatives de récupération”.

“Il [Luigi Di Maio] a rencontré des personnes en disant que c’était des leaders du mouvement… Est-ce que c’était un manque d’information sur l’événement, ou un manque de transparence des médias français ? […] Ce que je sais, c’est qu’il n’y a pas de leader dans ce mouvement et que tous les citoyens sont aussi importants les uns que les autres.”

“On a improvisé ce rassemblement pour rencontrer des ‘gilets jaunes’ italiens. Eux, ils ont le Mouvement 5 Etoiles et ce qu’ils m’expliquent, c’est qu’il était censé être anticapitaliste, et ça ne se passe pas comme prévu”, a déclaré Maxime Nicolle à l’AFP.

“J’aurais jamais pensé ça, mais à 99,9% on a les mêmes revendications. Sur l’immigration par exemple, ils disent la même chose, que ce n’est pas l’immigré le problème, mais les politiques menées dans ces pays et les ventes d’armes. Le problème, ce n’est pas l’humain, mais la finance.”

Levavasseur et Mouraud se désolidarisent

Maxime Nicolle n’est pas le seul “gilet jaune” à se montrer mécontent de l’invitation de “gilets jaunes” par le gouvernement italien. Jacline Mouraud, l’une des initiatrices du mouvement en novembre, a également dénoncé “une ingérence grave” dans un communiqué ce vendredi :

“La politique ne consiste pas à affaiblir l’image de la France, mais à en faire un pays plus juste.”

Ingrid Levavasseur, qui entend conduire la liste “RIC” des “gilets jaunes” aux européennes, a également pris ses distances avec l’initiative, se disant “stupéfaite” de ne pas avoir été consultée en amont sur la rencontre. 

“Ce n’est pas sain car nos valeurs communes, c’est plutôt le respect, l’échange, la communication. Et là, je me suis dit qu’il y avait une faille. J’étais vraiment stupéfaite qu’on ne m’ait pas consultée pour me dire qu’on organise cela”, a déclaré à Ingrid Levavasseur à l’AFP, ajoutant n’avoir été prévenue de la rencontre que la veille au soir.

“Ce genre d’événement ne doit pas se passer dans la précipitation. On doit être réfléchis, posés et en accord ensemble pour cela.”

L’aide-soignante a ajouté qu’elle ne “pensait pas” pouvoir continuer à travailler avec Christophe Chalençon, qui était chargé de coordonner des assemblées citoyennes. Pour autant, elle n’exclut pas de rencontrer ultérieurement Luigi Di Maio, qui l’avait contactée en janvier mais à qui elle avait répondu que “ce n’était pas le moment”.

Un rassemblement en Italie samedi

A Nice, dans le cadre du treizième samedi de mobilisation des “gilets jaunes”, un collectif baptisé “Résistance 06” appelle à un rassemblement samedi à 11 heures à la frontière italienne, où Maxime Nicolle devrait être de nouveau présent :

“Réunissons-nous tous pour combattre la répression mise en place par notre Etat français, promouvons tous ensemble nos revendications et crions notre soutien à nos blessés et aux familles de nos victimes.”

Selon un sondage YouGov diffusé jeudi, près de deux Français sur trois (64%) continuent de “soutenir” le mouvement des “gilets jaunes”, soit deux points de plus en un mois, et 77% (+3) jugent leur mobilisation justifiée.

NouvelObs