Gangstaro-Blanchisme, Leuko-Suffisance: Christophe Naudin(de type DGS-Blanc) jugé dans l’affaire air cocaine«Si on arrête immédiatement le trafic de drogue, le pays s’arrête parce qu’on ne peut plus payer la fonction publique»(Rappel: Congurence 29/10/2015 Christophe Naudin se vante “du diner en ville”, 13/11/2015 “White Friday” à Paris,aucun lien donc…)

Costume sombre, voix forte, Christophe Naudin, 56 ans, assure qu’il «ne regrette pas» d’avoir prêté main forte fin 2015 aux deux pilotes, Pascal Fauret et Bruno Odos pour s’enfuir, dans des conditions rocambolesques et mystérieuses, de Saint-Domingue, où ils avaient été condamnés à 20 ans de prison.

Les deux pilotes sont jugés jusqu’au 5 avril devant la cour d’assises d’Aix-en-Provence (sud-est) aux côtés de sept autres accusés dans ce dossier aux multiples facettes. Ils avaient été arrêtés en 2013 en République dominicaine, alors qu’ils étaient aux commandes d’un jet privé dans lequel avaient été retrouvées 26 valises de drogue, calées dans les soutes et jusque dans le «coin salon» du Falcon 50. Cette saisie de 700 kg de cocaïne a marqué le début de l’affaire.

«J’ai prêté mon concours à leur retour en France afin qu’ils soient présentés à une justice impartiale et effective», s’est justifié Christophe Naudin. «J’ai payé le prix de mon engagement», a-t-il ajouté, rappelant avoir passé deux ans en prison en République dominicaine, après avoir été retrouvé par «les services secrets dominicains». Il restera deux ans derrière les barreaux, dans une prison «moyenâgeuse», avant d’être rapatrié à l’issue d’une transaction avec la justice dominicaine, et libéré en 2018. Un an plus tard, celui qui se présente comme «criminologue» et «pilote professionnel» ne mâche pas ses mots à l’encontre de la République dominicaine.

A Punta Cana, «l’aéroport est beau, bien construit -pas par les Dominicains, c’est pour ça qu’il est à peu près viable. Mais aucun service n’est compétent, le personnel est corrompu jusqu’au dernier degré, ils sont tous hypocrites et déloyaux», a-t-il fustigé. Quant à la justice, ce «n’était qu’un mauvais théâtre, même pas de boulevard». Plus largement, «si on arrête immédiatement le trafic de drogue, le pays s’arrête parce qu’on ne peut plus payer la fonction publique», selon lui. Seule l’armée de l’air, qui serait «un peu en dehors de tout ça» trouve grâce à ses yeux.

Le Figaro