Gangstaro-Blanchisme: le groupe Terroriste blanchiste AFO présenté au parquet dans l’après midi

Selon une source judiciaire, les trois suspects placés en garde à vue lundi 23 juillet dans l’enquête sur les activités du groupe d’ultradroite « Actions des Forces Opérationnelles », soupçonné de vouloir attaquer des cibles liées à l’islam, vont être présentés ce vendredi 27 juillet à un juge d’instruction en vue d’une éventuelle mise en examen.

Les trois suspects placés en garde à vue lundi 23 juillet dans l’enquête sur les activités du groupe d’ultradroite « AFO », soupçonné de vouloir attaquer des cibles liées à l’islam, vont être présentés ce vendredi 27 juillet à un juge d’instruction en vue d’une éventuelle mise en examen, selon une source judiciaire.

Deux hommes et une femme avaient été arrêtés en début de semaine lors d’opérations menées par les hommes de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). Les enquêteurs s’interrogeaient sur leur rôle éventuel au sein du groupuscule « Actions des forces opérationnelles » (AFO) visé en juin dernier par un important coup de filet.

Remise en liberté contre l’avis du parquet

Dix de ses membres présumés dont son probable chef de file, un policier à la retraite qui entendait « durcir l’action » du groupe selon une source proche de l’enquête, ont été mis en examen le 27 juin, notamment pour « association de malfaiteurs terroriste criminelle ». Quatre d’entre eux, dont le chef présumé du groupuscule, avaient été remis en liberté sous contrôle judiciaire contre l’avis du parquet.

Saisie jeudi 26 juillet sur des appels du parquet de Paris, la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris a confirmé ces remises en liberté, contre l’avis du parquet général, selon une source proche du dossier.

Trente-six armes à feu et des milliers de munitions ont été retrouvées

Quatre des membres du groupe avaient été placés en détention provisoire. Trente-six armes à feu et des milliers de munitions ont été retrouvées lors de perquisitions chez des suspects, y compris des éléments « entrant dans la fabrication d’explosif de type TATP », selon le parquet, qui avait ouvert une enquête à la mi-avril.

Les policiers de la DGSI avaient alors surveillé des stages de survivalisme et de formation au combat. Ils avaient établi que des membres « cherchaient à se procurer des armes » et que certains « avaient testé des explosifs et des grenades de confection artisanale ».