Gangstaro-Blanchisme, Appel à la Violence: Le Voyou François Ruffin évoque le Meurtre du Président de la Republique(“il va finir comme Kennedy”)

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“Monsieur Macron doit partir avant de rendre notre pays fou, fou de rage”. Au lendemain de la journée de violences qui a émaillé la mobilisation des “Gilets jaunes” à Paris, le député François Ruffin a pris la parole, dimanche 2 décembre, pour appeler au départ du chef de l’Etat.

Dans une courte déclaration d’un peu moins de deux minutes, lue devant la presse à proximité de l’Elysée, le député de la Somme a expliqué qu’il venait ici “rapporter” l’état d’esprit de ses concitoyens. “De la colère on est passé à la rage”, a-t-il défendu. “L’orgueil du président de la République, sa surdité, son obstination, son absence de concession sont une machine à haine”, a-t-il poursuivi.

“Qu’ai-je entendu durant deux jours ? ‘Il va terminer comme Kennedy’, ‘Si je le croise, tant pis je monterais en prison’, ‘Vous voyez la croix sur le terre-plein, il va finir pareil’. Ces mots sont prononcés par des intérimaires, par des retraités paisibles, des habitants ordinaires. Je me suis appliqué à les tempérer, à argumenter, à modérer. La violence ne mène à rien.”

Il a alors ajouté :

“Mais c’est lui, le président de la République, qui depuis dix-huit mois déchire la République. C’est lui qui avec son arrogance déchire la France. C’est lui qui met notre pays à feu et à sang.”

“‘Macron démission’, c’est le mot d’ordre entonné partout (…) Cette exigence de notre peuple, c’est mon mandat, c’est ma mission. Je viens la relayer ici devant l’Elysée. Monsieur Macron doit partir avant de rendre notre pays fou, fou de rage”, a-t-il conclu sa déclaration.

 

Mélenchon réclame des élections anticipées

Un peu plus tôt dans la journée, Jean-Luc Mélenchon a lui défendu l’idée – moins radicale – d’une motion de censure à l’Assemblée, enjoignant les groupes parlementaires à se joindre aux Insoumis. “J’espère que les socialistes s’y joignent mais j’aimerais que le plus possible de groupes parlementaires” le fassent, a-t-il dit, au sujet de cette motion que les députés communistes et insoumis comptent déposer “la semaine prochaine”, pour protester contre “la gestion catastrophique” de la crise des “gilets jaunes” par le gouvernement.

“Nous ne sommes pas d’accord entre nous, la droite, ceux qui siègent à gauche. Mais qu’on dise : ça ne peut plus durer comme ça, nous censurons le gouvernement et évidemment ça mettrait à l’ordre du jour la question de nouvelles élections législatives.”

Jean-Luc Mélenchon a également plaidé sur BFMTV pour une dissolution de l’Assemblée, également suggérée par Marine Le Pen, la présidente du Rassemblement national.

“Le président dit : ‘je ne veux rien savoir, c’est comme ça et pas autrement parce que c’est bon pour le pays’. Fort bien, il est légitime, il a été élu. Les gens qui sont là disent : pas question, nous on ne peut pas arrêter de rouler. Vous avez donc une double légitimité, il n’y a qu’une manière de trancher, c’est le vote”, a-t-il développé.

 

Le Nouvelobs