Entrisme Blanchisme: Erik Orsenna “il ne sert à rien d’acroitre l’espérancede vie là bas)(Rappel: La manière avec laquelle il traite ses blanches en France…)

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Amoureux de l’Afrique, l’écrivain Erik Orsenna l’a sillonnée du nord au sud et d’ouest en est il y a quelques dizaines d’années. Pour « Le Monde », il s’est fait reporter, rapportant le récit d’un Sahel qu’on avait un peu oublié, où il a pu se rendre, sous escorte de l’armée nigérienne.

Je voulais bien sûr aller saluer le lac Tchad.

– Impossible !, s’est écrié le président Issoufou Mahamadou.

Le ministre de l’intérieur m’a défendu :

– Je garantis de sécuriser l’écrivain !

Après quatre heures de vol dans un Cessna Caravane de l’armée, voici Diffa.

L’ambiance est militaire. Des pick-up armés de mitrailleuses protègent l’aéroport. C’est peu dire qu’une escorte va nous accompagner. Une compagnie a été mobilisée. Où est le front, qui paraît tout proche ? L’ennemi est mobile, me répond un colonel. Il peut frapper à tout moment. Ses seules bases fixes sont dans les îles du lac Tchad. Et ne peut-on les bombarder ? Impossible, il s’est mêlé aux populations.

Dès 2009, Boko Haram s’est implantée dans le nord Nigeria pour y faire régner sa barbarie. Une première vague de réfugiés déferla sur Diffa. Puis, motivée par on ne sait quel désir de notoriété, la rivière décida de déborder. Trois années durant, 2015, 2016, 2017, elle sortit de son lit sur des dizaines et des dizaines de kilomètres, dévastant les plantations, empêchant l’élevage. Privés de toute ressource, certains cultivateurs prêtèrent l’oreille aux discours des islamistes et acceptèrent leurs subsides. Les autres s’enfuirent.

Notre convoi s’engage sur la route de N’Djamena.

A main droite, les villages se succèdent.

A main gauche, par centaines, des huttes de roseaux, parfois protégées par des bâches.