Elisabeth Lévy : «Les jeunes, c’était mieux avant»

 À l’occasion de la parution du dernier numéro de Causeur, «Mouvement étudiant, le printemps de l’ignorance», Elisabeth Lévy a accordé un long entretien au FigaroVox. Elle y défend la méritocratie républicaine et dénonce l’extrême gauchisme culturel qui prospère dans les facs de lettres et de sciences humaines.

Votre dernier numéro est consacré à la révolte des étudiants dans les universités. Vous titrez: «mouvement étudiant, le printemps de l’ignorance». Les jeunes d’aujourd’hui sont-ils vraiment plus «cons» que ceux d’hier ?

Quand on observe la minorité active et ignorante propager avec jobardise et dans un français pauvret des clichés à deux balles sur «le racisme d’Etat» et «les stéréotypes de genre» on se dit en effet que, les jeunes, c’était mieux avant. Mais pas d’amalgame! Le printemps de l’ignorance dont nous parlons, c’est le mouvement étudiant, et il concerne une micro-minorité qui a réussi à semer le bazar dans les facs de lettres et de sciences humaines. Cependant, il prospère sur un terreau extrême gauchiste qui lui, n’épargne ni les grandes écoles ni les facs de sciences.

Les activistes version 2018 sont-ils «plus cons» que leurs aînés, comme vous le dites joliment? Sur ce point je m’en remets à votre sagacité, après tout c’est votre génération. En revanche qu’ils soient moins bien éduqués, pour ne pas dire plus incultes, est une triste évidence. Ce printemps aura vu la révolte des bac + 0. Ce sont les enfants-rois d’une école qui a habillé d’un jargon ridicule et pompeux

 

Le Figaro