DGS-Blanc, Affaire Ghosn: Carlos Ghosn pendant sa détention.Frustré. Apeuré. Et en colère. «Sortez-moi de là.»(Rappel 21/10/2019: Nicolas Sarkozy l’a rencontré au Japon)

À Tokyo, il était comme un lion en cage. Frustré. Apeuré. Et en colère. «Sortez-moi de là.» Les semaines, les mois passant, Carlos Ghosn le disait de plus en plus souvent à ses proches, à son équipe d’avocats et de communicants, et à ses rares visiteurs, comme à Nicolas Sarkozy, quand l’ancien président de la République s’était entretenu avec lui, en octobre, à l’ambassade de France en marge des cérémonies d’intronisation du nouvel empereur.

«Sortez-moi de là.» Très peu, dans son clan, savaient ou même devinaient que l’ancien PDG de Renault et Nissan envisageait la fuite. «Je suis là. Rappelle-moi.» Un proche de Carlos Ghosn au Liban n’en revient toujours pas de ce message reçu lundi. Il est tombé de l’armoire, comme le monde entier. Puis il a vu dans cette issue comme une forme de fatalité. «Sa fuite est impardonnable mais je peux comprendre ce qu’il ressent», a réagi son avocat japonais Junichiro Hironaka.

Le Figaro

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Rappel  17/11/2019

 

Nicolas Sarkozy a rencontré Carlos Ghosn au Japon
le 21 octobre

L’entrevue a eu lieu le 21 octobre, avec l’accord d’Emmanuel Macron.

Le journal du dimanche révèle que Nicolas Sarkozy a rencontré Carlos Ghosn au Japon en octobre dernier. Cette entrevue, organisée sous l’égide de l’ambassadeur français, a eu lieu le 21 octobre à l’occasion du déplacement de l’ancien chef de l’Etat pour l’intronisation du nouvel empereur. «Nous avons eu une longue conversation (…) J’aurais jugé indigne d’être là et de ne pas essayer de le voir», a dit Sarkozy au JDD. Le journal précise que cette rencontre s’est faite avec l’accord d’Emmanuel Macron.

L’ancien patron de l’alliance Renault-Nissan, dont il a été l’artisan à partir de 1999, a été interpellé le 19 novembre 2018 alors qu’il atterrissait à Tokyo. Libéré sous caution après 130 jours en détention, il fait l’objet de quatre inculpations: deux pour non déclaration aux autorités boursières de rémunérations différées, et deux autres pour abus de confiance aggravé. Il encourt jusqu’à 15 ans de prison. Assigné à résidence à Tokyo dans l’attente de son procès, il nie tout en bloc

Le Figaro