Corsica Nazione: “L’Immonde” donne la Parole à la Millionaire Laeticia Casta« On ne tolère plus la fragilité ni l’erreur »(sic)(Comme on l’a plaint la pauvre avec ses millions…)

De mémoire d’« apéro », on a rarement vu une séance photo pliée aussi rapidement. Laetitia Casta était en retard, coincée dans les bouchons d’un Paris en grève, quelques jours avant Noël. Le photographe nous avait promis de faire vite pour nous laisser du temps. Elle est arrivée à peine agacée, a présenté ses plus plates excuses, puis a vite fait retiré son manteau, s’est glissée sur la banquette de la salle arrière de La Palette (« Je suis nulle pour choisir les lieux d’interviews… »), institution germanopratine, et a rappelé, sous le regard ahuri d’une poignée d’hommes en costume attablés, qu’elle maîtrise comme personne l’art de séduire un objectif.

Penchée sur son cappuccino – avec 10 centimètres de crème, comme elle l’aime –, les pieds sur la banquette, regard à droite, en bas, bouche fermée, entrouverte : en cinq minutes, l’affaire était dans la boîte. L’attachée de presse s’est éclipsée. On pouvait se détendre, plonger la cuillère dans la mousse de lait et faire connaissance avec ce visage familier que l’on a vu passer, en vingt-cinq ans, des couvertures de magazine à la télévision, puis aux planches de théâtre et au cinéma. Avec de multiples tours et détours par la chanson ou encore de la danse.

Elle est comme on nous l’a souvent décrite, d’une beauté lumineuse qui ne la coupe pas des autres, polie sans être fausse, douce sans être mièvre. Elle propose le tutoiement dès le début de la rencontre, n’hésite pas à chercher ses mots, à tâtonner avant de répondre ; elle s’anime parfois, lève les mains en l’air et hausse la voix, avant de revenir planter ses yeux azur dans les vôtres. Ses créoles posent de la lumière sur son visage, cassent la rigueur d’un chignon de danseuse.

« C’est bien de montrer que la femme peut être effrayante, puissante et dangereuse, qu’elle peut avoir un temps d’avance sur les hommes »

Si on l’a conviée à prendre un verre ce mercredi midi, c’est avant tout pour évoquer le beau personnage de Théa, sirène revisitée aux jambes d’humain et aux branchies discrètes, mi-poisson mi-femme, qui hante Une île, la mini-série de Julien Trousselier, qui sera diffusée le 9 janvier sur Arte et a déjà été sacrée meilleure série française au Festival Séries Mania, en mars 2019. Laetitia Casta y incarne une créature fascinante et dangereuse, sortie d

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