Communautarisme Blanc: Une Femme Blanchiste refuse d’embaucher une non blanche dans son magasin«Moi je n’accepte pas les voilées»

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INFO LE FIGARO – Une étudiante portant un hijab assure, dans une vidéo, avoir été mal reçue par la responsable d’un magasin à qui elle demandait du travail. Face aux appels au boycott, l’enseigne a mis à pied sa salariée.

Avec sa vidéo vue plus de 158.000 fois, ses appels au boycott et le soutien du CCIF (Collectif contre l’islamophobie en France), une jeune musulmane en hijab noir a réussi à intimider la marque de lingerie Etam. Mercredi soir, le groupe annonçait auFigaro la «mise à pied à titre conservatoire» de la responsable d’une de ses boutiques de Montpellier, qui aurait repoussé la candidature de l’étudiante à cause de son voile. Après avoir «appelé la jeune femme pour s’excuser», la direction d’Etam «décidera des mesures appropriées à la lumière de l’enquête en cours». Pourrait-elle donc être embauchée avec son voile? La marque, qui «a toujours respecté une stricte politique de non-discrimination à l’embauche» ne souhaite pas donner de précisions «pour l’instant».

Dans sa vidéo, l’étudiante raconte avoir été rejetée à cause de son hijab, alors qu’elle souhaitait déposer son CV dans un magasin Etam, à Montpellier. Sur les réseaux sociaux, elle appelle au boycott de la marque, et annonce qu’elle va porter plainte, s’estimant victime de «racisme» . «Je partage avec vous une situation que j’ai vécue pour vous montrer comment c’est difficile de vivre en France avec le hijab, explique la jeune femme, qui se présente comme «Oumaima» sur Twitter, et a choisi, comme illustration de profil, le dessin d’une femme voilée faisant un bras d’honneur. Je vous prie de partager car j’ai besoin de trouver les filles qui ont été dans le magasin pour pouvoir porter plainte».

Le drame s’est déroulé près de l’accueil du 36, rue du Bastion, le nouveau siège de la police judiciaire parisienne, adossé au tribunal de Paris, à la Porte de Clichy, dans le quartier des Batignolles. Selon les premiers éléments de l’enquête, l’adjoint de sécurité se serait amusé avec une arme et aurait tiré accidentellement sur sa collègue, une gardienne de la paix de 28 ans, la blessant mortellement à la tête. L’Inspection générale de la Police nationale (IGPN), la «police des polices», a été saisie des investigations. Les adjoints de sécurité sont des contractuels qui exercent leurs fonctions pour une durée de trois ans, sous l’autorité du ministère de l’Intérieur. Ils sont habilités à porter une arme durant leur service.

Le jeune homme ainsi qu’un adjoint de sécurité témoin de la scène ont été suspendus de leurs fonctions, a indiqué lundi la Préfecture de police. Le préfet de police de Paris, Michel Delpuech, a également demandé à la Direction générale de la police nationale (DGPN) la suspension d’un gardien de la paix, lui aussi présent au moment des faits.

Le Figaro