Lyon(69), Communautarisme blanc: une enseignante attaque le rectorat suite à des propos blanchistes

n plein mouvement “pas de vague”, le tribunal administratif de Lyon va devoir trancher sur des faits remontant à 2015. Une professeur attaque le rectorat pour “défaut de protection”.

Elle attaque l’institution pour “carence totale” et “défaut de protection” 

Ce mercredi, près de quatre ans après les premiers faits, s’est tenue l’audience opposant une enseignante du lycée Tony Garnier au rectorat de l’académie de Lyon. L’enseignante, âgée de 39 ans, attaque l’institution pour “carence totale” et “défaut de protection” selon les termes de son avocat, Me Sébastien Bracq.

Cette demande, datée de fin juin 2015, exprime, selon elle, le besoin de faire reconnaître que ce qu’elle a vécu ne s’apparente pas seulement à du “ressenti”. « J’ai été dénigrée, j’ai subi un préjudice moral. Or, ma hiérarchie a voulu d’abord nier les faits puis les minimiser. »

Au tribunal administratif de Lyon, une vingtaine de professeurs l’entoure. En revanche, aucun représentant du rectorat de Lyon n’est venu pour la défense. Concours de circonstances, ce procès a lieu alors que, sous le hashtag “pas de vague”, des enseignants dénoncent une forme d’omerta de leur hiérarchie lorsqu’ils sont victimes d’agression. Ceci à la suite du braquage filmé (avec une arme factice) d’une enseignante dans une classe de Créteil.

J’ai été dénigrée, j’ai subi un préjudice moral. Or, ma hiérarchie a voulu d’abord nier les faits puis les minimiser.

L’enseignante

Les faits remontent donc à décembre 2014, au lycée professionnel de Bron, axé sur la filière bâtiment et travaux publics. A partir de cette période, l’enseignante contractuelle se plaint de propos déplacés de la part de certains élèves. Des questions sur sa confession religieuse (juive ou musulmane ?), sur ce qu’elle mange (du saucisson ?), sur son physique “bronzé”.

Les choses ne cessent de s’envenimer et début mai, la majorité de ses collègues fait grève pour dénoncer ce qui s’apparente, selon eux, à du “harcèlement à connotation raciste”. Ils estiment que la direction du lycée ne réagit pas assez fermement [FM1]  et ils dénoncent aussi “l’inertie” du rectorat. Les enseignants grévistes réclament un conseil de discipline. Les syndicats CGT Educ’Action et Sud soutiennent ce mouvement.

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