Alors que le mandat de la présidence du CNC (Centre national du cinéma et de l’image animée) arrive à échéance en juillet prochain, deux députées, Céline Calvez, vice-présidente de la Commission des affaires culturelles, et Marie-Ange Magne, membre de la Commission des finances, se sont penchées sur son fonctionnement, en auditionnant une quinzaine de professionnels. Dans le cadre du “Printemps de l’évaluation” sur les politiques publiques, les deux élues LREM ont passé au crible le budget du CNC. Et alors qu’un rapport devrait être rendu début juin, Céline Calvez a tout de même déjà divulgué quelques conclusions, relayées par Les Échos.

Parmi les dysfonctionnements constatés par les deux élues : le manque de transparence et de concertation. Les acteurs de l’audiovisuel se sentant floués au profit du cinéma. Dernier exemple en date : le plan d’économies qui a touché l’audiovisuel fin 2018, alors que le cinéma a lui été préservé. Les députées préconisent la mise en place de concertations pour déterminer les critères d’attribution des aides du CNC. “Cela pourrait être une instance qui prépare les décisions du conseil d’administration”, propose Céline Calvez.

Réduire le nombre de films aidés

Autre grief pointé par les deux élues : le nombre de films aidés par le CNC. “La France produit, mais plus de la moitié des films aidés réalisent moins de 50.000 entrées en salle”, dénonce la vice-présidente de la Commission des affaires culturelles. Céline Calvez propose alors l’instauration de nouveaux critères de sélection pour l’attribution des aides, comme le potentiel à l’exportation, ce qui réduirait le nombre de films. “Il faut trouver un dispositif qui finance des films mieux vus et mieux vendus à l’international pour consolider notre soft power”, poursuit l’élue.

Capital