Milan(Italie), Communautarisme Blanc: Des Voyous Blanchistes visent un non-blanc pendant un match de Football (Rappel: Il y a beaucoup de race blanche métèque italien à l’étranger qui sont tous en parfaite sécurité…)

Victime de cris racistes mercredi 26 décembre à Milan, lors d’un match perdu par son équipe face à l’Inter, le défenseur sénégalais de Naples Kalidou Koulibaly s’est dit « fier de la couleur de [sa] peau ».

« Déçu de la défaite et surtout d’avoir abandonné mes frères [le joueur a été expulsé durant le match]. Mais je suis fier de la couleur de ma peau. D’être français, sénégalais, napolitain. D’être un homme », a écrit sur Twitter Koulibaly, en italien, après la partie.

Cible de cris de singe à plusieurs reprises pendant le match, Kalidou Koulibaly a été exclu à dix minutes de la fin pour deux cartons jaunes coup sur coup : le premier pour une faute sur Politano à la 80e minute, le deuxième pour avoir applaudi ironiquement l’arbitre (81e).

« Ça ressemble à une excuse »

L’attaquant de l’Inter de Milan Mauro Icardi réconforte le défenseur de Naples Kalidou Koulibaly après son carton rouge, le 26 décembre.
L’attaquant de l’Inter de Milan Mauro Icardi réconforte le défenseur de Naples Kalidou Koulibaly après son carton rouge, le 26 décembre. MARCO BERTORELLO / AFP

« Le joueur était nerveux, son état d’esprit n’était pas des meilleurs. C’est un joueur très correct et très professionnel. Ça n’est pas son genre, mais il y a eu ces cris tout le match », a réagi son entraîneur, Carlo Ancelotti. Selon lui, le staff napolitain avait auparavant demandé à plusieurs reprises l’interruption de la partie, sans succès :

« On a demandé trois fois la suspension du match et il y a eu trois annonces. Mais le match a continué. Ça ressemble à une excuse, mais le joueur était agité, nerveux. Ça n’est pas bon, ni pour nous, ni pour le football italien ».

Le score, de 0-0 avant l’expulsion de Koulibaly, a finalement basculé dans le temps additionnel (90e + 2) quand Naples a encaissé un but synonyme de défaite face à l’Inter (1-0).

« La solution existe. Il faut interrompre le match. Il faut juste savoir quand, à partir de combien d’annonces. Et si on ne sait pas, alors la prochaine fois, c’est nous qui nous arrêterons », a encore expliqué Ancelotti, ancien entraîneur du Paris SG.

« Cela fait mal d’entendre des chants racistes envers mon frère, le reste n’est que secondaire. Il ne reste seulement que de la tristesse »a de son côté écrit Faouzi Ghoulam, coéquipier algérien de Kalidou Koulibaly. En février 2016, il avait déjà été la cible de cris racistes lors d’un match disputé par Naples sur le terrain de la Lazio Rome.

Le Monde