Communautarisme Blanc: Des Leukocrates de proximité servent d’informateurs(Société de la délation)

Amélie Landry, lauréate du prix Obs 2018 du festival de photo Les Femmes s’exposent à Houlgate, a suivi dans l’Oise des « informateurs » volontaires de la gendarmerie. De véritables sentinelles de la surveillance de proximité dont le civisme interroge.On les qualifie d’« informateurs de basse fréquence ». Depuis 2001, sous l’influence d’un fort lobbying, des citoyens se portent volontaires pour incarner les « yeux » des forces de l’ordre sur le terrain. Dans les villages, les forêts et les zones commerciales du lointain périurbain, ils sont investis de la responsabilité de repérer les signes ou individus inhabituels. Inhabituels, donc suspects. Car, comme on le dit à la gendamerie, « il n’y a pas de petits renseignements ».

On parle bien ici exclusivement de renseignements. « Ils n’ont pas vocation à intervenir, mais à faire état auprès de la gendarmerie de ce qu’ils ont pu constater », explique Amélie Landry. Cette photographe en a suivi plusieurs dans l’Oise, un département devenu un véritable laboratoire de la surveillance