Bygmillion au Tribunal: Eric Cesari réclame 3 Millions au Tribunal

L’ex-DG de l’UMP, Eric Cesari, conteste son éviction brutale. “Liquidé par Fillon et Juppé”, il réclame 3 millions d’euros.

Paris, conseil des prud’hommes, section encadrement, le 17 mai 2018 à 14h50.  

Le président est entouré d’une conseillère et de deux conseillers. Deux avocats leur font face.  

 

Le président: “C’est en état?” 

L’avocat d’Eric Cesari: “Cela fait quatre ans que mon client attend.” 

Le président: “Vous nous indiquez les renseignements d’usage?” 

L’avocat d’Eric Cesari: “Mon client a plus de 60 ans. Il a été engagé par l’UMP le 11 juin 2007 comme conseiller avec statut cadre, puis il devient directeur de cabinet. Le 30 janvier 2008, il est directeur général et directeur général des services adjoint.” 

Le président: “Pour quel salaire?” 

L’avocat d’Eric Cesari: “12 575 euros brut par mois.” 

Le président: “Vos demandes?” 

L’avocat d’Eric Cesari énonce des demandes qui dépassent 2,8 millions d’euros, et notamment 12 766 euros de rappel d’indemnité de rupture, 27 665 euros d’indemnité compensatrice de préavis et 2 766 euros de congés payés afférents, 18 233,75 euros d’indemnité de licenciement, 301 800 euros de licenciement sans cause réelle et sérieuse, 75 450 euros de préjudice moral, 2 116 289 euros “au titre de la perte de chance”, en particulier pour la retraite car il restait à Eric Cesari sept ans à travailler, 149 681 euros de rappel de salaire au titre des heures supplémentaires et 14 968 euros de congés payés afférents, 75 450 euros pour travail dissimulé et 10 000 euros d’article 700. 

 

 

L’Express