Blanc-Rope, Leukodécadence: Jean Claude Juncker reçoit des chefs de gouvernements avec un sparadrap “Un accident de rasage matinal”

Cette énième visite bruxelloise de Theresa May paraissant largement inutile au vu du refus répété des Européens d’accéder à ses demandes, les Bruxellois se sont attachés à des détails mercredi 20 février.

Le sparadrap sur la joue de Jean-Claude Juncker ? Un accident de rasage matinal, « ce n’est pas May qui m’a infligé cette blessure » a plaisanté le président de la commission quelques instants avant d’accueillir la première ministre britannique au Berlaymont, le siège de l’institution.

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Les activistes déguisés en licornes au pied du bâtiment à la nuit tombante ? Un comité d’accueil haut en couleur venu lui aussi au-devant de Mme May, pour souligner, en combinaison bigarrée, le caractère hautement improbable de ses requêtes. Mme May et M. Juncker, figés face aux caméras quelques minutes plus tard ? La preuve qu’au-delà des petites blagues du Luxembourgeois, les relations entre les deux dirigeants sont glaciales…

Inflexibles sur l’accord

Il faut dire que Mme May a réitéré ces derniers jours sa volonté d’une renégociation de l’accord de retrait qu’elle avait pourtant entériné fin novembre dernier avec les vingt-sept autres dirigeants de l’Union européenne (UE). Et spécialement du « backstop », le filet de sécurité contre le retour d’une frontière physique en Irlande.

« Ce qui importe dans tout ceci, ce sont des changements juridiquement contraignants garantissant que nous répondions à l’inquiétude qui a été soulevée dans cette assemblée », a encore déclaré Mme May mercredi matin devant la Chambre des communes. Cette dernière a brutalement rejeté l’accord de retrait, mi-janvier, et depuis se montre incapable de se prononcer majoritairement pour un accord alternatif

Le Monde