Braconnisme, permis de meurtre: Un Braconnier assasinne un être vivant protégé dans les P.-O. et se défend : “Je ne sais pas sur quoi j’ai tiré”

Les inspecteurs de l’environnement de l’ONCFS (office national de la chasse et de la faune sauvage) ne sont pas rentrés bredouilles le dimanche 23 septembre, à l’occasion de l’ouverture de la chasse en “zone plaine”, tout du moins sur les communes ayant achevé les vendanges.

Les agents ont effectué des surveillances à Salses-le-Château, Villeneuve-de-la-Rivière et Claira, afin de veiller au bon respect de la réglementation notamment concernant le plan de gestion cynégétique tant en matière de prélèvements (perdrix rouges et lièvres) qu’en matière de sécurité des chasseurs et des non-chasseurs.

Dans ce cadre, plusieurs contraventions ont été dressées mais les services de l’ONCFS ont surtout pris un chasseur, la main dans la gibecière, alors qu’il transportait une outarde canepetière, espèce confrontée à un risque élevé d’extinction sur le territoire national où elle bénéficie de nombreuses protections comme au niveau international.

Le moment de rappeler que l’outarde canepetière est un oiseau de plaine représenté en France par deux grandes populations distinctes : l’une migratrice se reproduit dans le centre ouest du pays, l’autre sédentaire loge sur le pourtour méditerranéen. Cette espèce est classée comme quasi-menacée sur la liste rouge établie par l’UICN (union internationale pour la conservation de la nature) et figure ainsi sur la liste des oiseaux protégés. Cet arrêté instaure un régime de protection à la fois des oiseaux, des œufs et des nids mais également des aires de repos et des sites de reproduction de l’espèce.

 

Midi Libre